La Havane a exprimé ses condoléances après l’assassinat du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors d’une attaque israélo‑américaine le samedi 28 février 2026. Le président Miguel Díaz‑Canel a dénoncé un « acte exécrable » et salué la mémoire d’un « éminent homme d’État et leader ».
Dans un message publié sur X ce dimanche 1er mars, Miguel Díaz‑Canel a adressé ses « plus sincères condoléances au peuple, au gouvernement et au président Dr Massoud Pezeshkian », ainsi qu’à la famille du défunt.
Il a qualifié l’assassinat de « violation flagrante de toutes les normes du droit international et de la dignité humaine ».
Âgé de 86 ans, Ali Khamenei détenait l’autorité ultime en Iran. Chef des forces armées et du Corps des gardiens de la révolution islamique, il était au cœur de la stratégie régionale iranienne face aux États‑Unis et à Israël.
Sa mort a provoqué une onde de choc politique et militaire, l’Iran ayant immédiatement appelé à venger son assassinat.
Dans les heures qui ont suivi, l’Iran a mené des frappes meurtrières contre des pays du Golfe alliés des États‑Unis et contre Israël.
Le président Pezeshkian a dénoncé une « guerre ouverte contre les musulmans », tandis qu’Ali Larijani a averti que toute base américaine utilisée dans la région serait ciblée.
La réaction cubaine s’inscrit dans un contexte de tension entre la Havane et Washington. Les États‑Unis imposent depuis des décennies un embargo sur Cuba, renforcé par des sanctions secondaires qui interdisent à des pays tiers de vendre du pétrole à La Havane.
Ces mesures ont aggravé les pénuries de carburant et d’électricité, plongeant l’île dans une situation économique difficile.
En saluant la mémoire de Khamenei, Cuba souligne aussi sa proximité avec l’Iran, un autre pays ciblé par les sanctions américaines.










