Les présidents américain et iranien ont signé mercredi soir un protocole d’accord historique appelé « Accordd’Islamabad». Ce texte engage Téhéran à diluer son uranium enrichi en échange d’une levée progressive des sanctions américaines, tout en actant la cessation des hostilités déclenchées le 28 février dernier.
Donald Trump a signé le protocole d’accord avec l’Iran ce mercredi 17 juin au château de Versailles, après le sommet du G7. Le président américain a paraphé le document aux côtés d’Emmanuel Macron.
De son côté, le président iranien Massoud Pezeshkian a signé le texte à Téhéran. Les deux dirigeants ont ainsi validé à distance un accord qui pourrait marquer un tournant majeur dans les relations entre Washington et la République islamique.
Le protocole prévoit une cessation immédiate et permanente des hostilités, y compris sur le front libanais. Les États-Unis et l’Iran s’engagent à ne plus recourir à la force l’un contre l’autre et à respecter la souveraineté du Liban.
Un délai de 60 jours est fixé pour conclure un accord final. Durant cette période, l’Iran devra diluer son uranium sous supervision de l’AIEA, tandis que Washington suspendra ses sanctions sur le pétrole iranien.
Le texte inclut également la réouverture du détroit d’Ormuz, dont le blocage pesait lourdement sur l’économie mondiale. L’Iran s’engage à assurer la sécurité du passage maritime dans un délai de 30 jours.
Les États-Unis commenceront immédiatement à lever leur blocus naval des ports iraniens et promettent de retirer leurs forces des abords du pays après l’accord définitif.
Un plan de reconstruction de 300 milliards de dollars est également prévu. Les fonds, mobilisés avec les partenaires régionaux des États-Unis, doivent soutenir le développement économique de l’Iran, sans participation financière directe de Washington.
Le volet nucléaire reste central. L’Iran réaffirme qu’il ne cherchera pas à se doter d’armes atomiques. Le sort de l’uranium enrichi sera réglé dans l’accord final, tandis que le statu quo est maintenu sur le programme civil.
Les réactions internationales ont été immédiates. Le G7, réuni en France, a salué une « opportunité historique » pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire. La Chine a appelé toutes les parties à respecter scrupuleusement l’accord et à éviter les ingérences extérieures.
Du côté du Hezbollah, le secrétaire général Naïm Kassem a qualifié l’accord de « grande victoire » pour l’Iran, en soulignant l’inclusion du front libanais. Le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif a annoncé une cérémonie en Suisse pour marquer l’événement.
Les dirigeants ont chacun réagi publiquement. Emmanuel Macron a salué « un pas important dans la bonne direction », tandis que Donald Trump a vanté une « victoire pour l’Amérique et le monde ». Le président Pezeshkian a insisté sur la dignité et l’indépendance de l’Iran, affirmant que la paix se construit sur le respect mutuel.
Enfin, l’accord final devra être entériné par une résolution contraignante du Conseil de sécurité de l’ONU. Si les négociations aboutissent dans les délais, ce protocole pourrait marquer un tournant majeur dans les relations entre Washington et Téhéran.










