Alors que les États‑Unis ont déjà déployé un dispositif militaire conséquent au Moyen‑Orient en cas d’échec des négociations, Donald Trump a déclaré jeudi 26 février 2026 qu’il n’était « pas satisfait » des pourparlers avec Téhéran. Sur cet élan, le département d’État a désigné l’Iran comme « État soutenant la détention arbitraire ».
À Washington, le président américain a jugé que les discussions indirectes avec l’Iran « ne mènent pas à la bonne réponse », reprochant à Téhéran de refuser de déclarer explicitement qu’il ne cherchera pas à se doter de l’arme nucléaire. « Nous avons une grande décision à prendre », a‑t‑il ajouté, tout en rappelant que l’option militaire restait sur la table.
Le chef d’État américain pense qu’il serait plus simple si Washington pouvait s’en passer de l’armée, mais, a-t-il souligné, parfois on n’a pas le choix. « Nous avons la meilleure armée du monde. Il n’y a rien de comparable. J’aimerais ne pas avoir à l’utiliser, mais parfois on n’a pas le choix», a-t-il renchéri.
Les États‑Unis exigent des garanties fermes : l’Iran ne doit en aucun cas accéder à l’arme nucléaire. De son côté, Téhéran campe sur son droit au nucléaire civil en vertu du Traité de non‑prolifération et refuse de renoncer à l’enrichissement tant qu’il reste limité à des usages pacifiques.
« Je ne suis pas content que l’Iran ne soit pas disposé à nous donner ce dont nous avons besoin. Cela ne me réjouit pas », a affirmé Donald Trump. Ce dernier a reconnu qu’il « préférerait la voie pacifique », mais a averti que « parfois il faut utiliser » la force.
Dans la foulée, le département d’État a annoncé la désignation de l’Iran comme « État soutenant la détention arbitraire ». Le communiqué rappelle que depuis 1979, le régime iranien recourt à la détention d’Américains et d’étrangers pour exercer une pression politique. Washington menace désormais de nouvelles mesures, dont des restrictions de voyage pour les détenteurs de passeports américains, si ces pratiques ne cessent pas.
À noter qu’après le troisième cycle de négociations tenu le 26 février à Genève, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a affirmé que des « progrès » avaient été réalisés, décrivant les discussions comme « parmi les plus sérieuses » depuis la reprise du dialogue le 6 février à Oman, suivi d’un deuxième round le 17 février à Genève.










