Téhéran a averti ce jeudi 19 mars 2026 qu’il ne ferait plus preuve de retenue en cas de nouvelles frappes contre ses infrastructures énergétiques.
Après l’attaque israélienne contre le champ gazier de South Pars, l’Iran a riposté en frappant des installations énergétiques au Qatar, en Arabie saoudite et au Koweït.
Le ministre des Affaires étrangères, Seyyed Abbas Araghchi, a déclaré que la riposte iranienne n’avait mobilisé qu’« une fraction » des forces du pays, par respect pour les appels à la désescalade. Mais il a prévenu : « Si l’attaque contre notre infrastructure se répète, il n’y aura plus aucune retenue ». Araghchi a ajouté que toute fin de guerre devait prendre en compte les dommages causés aux zones civiles.
Son porte-parole, Ismail Baghai, a dénoncé les propos du ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal bin Farhan, qui avait affirmé lors de la réunion des pays arabo-islamiques que les frappes iraniennes avaient « complètement anéanti le peu de confiance qui existait auparavant ». Baghaei a qualifié ces déclarations d’« injustes » et « unilatérales », accusant Riyad de soutenir indirectement les actions américaines et israéliennes en permettant l’usage de bases militaires sur son territoire.
Le porte-parole a insisté sur le fait que les États-Unis et Israël étaient responsables de la crise actuelle, en utilisant des installations régionales pour mener leurs attaques contre l’Iran. Il a rappelé que, conformément à la Charte des Nations Unies et au droit international, aucun pays n’est autorisé à fournir son territoire pour une agression militaire contre un autre État. Les pays hébergeant des bases américaines ou israéliennes seraient ainsi considérés comme complices des « crimes » commis contre l’Iran.
Tout en affirmant l’attachement de la République islamique aux principes de bon voisinage et au respect de la souveraineté nationale, Baghaei a exhorté les pays de la région à empêcher « au plus vite » les États-Unis et Israël d’utiliser leur territoire pour attaquer l’Iran.
Ces déclarations interviennent dans un contexte d’escalade majeure : Israël a frappé le champ gazier de South Pars, l’Iran a riposté en visant des installations énergétiques au Qatar, en Arabie saoudite et au Koweït, et Donald Trump a menacé de « détruire massivement l’intégralité du champ gazier de South Pars » si le Qatar était de nouveau attaqué.










