Face à la montée en puissance des gangs armés et à l’insécurité persistante, le gouvernement haïtien a annoncé, suite au Conseil des ministres du mercredi 12 février 2025, la redynamisation et la réformation de la Commission Nationale de Désarmement, de Démantèlement et de Réinsertion (CNDDR). Cette décision, officialisée par un arrêté, vise à donner un nouveau souffle à cette structure dont la mission est de lutter contre la prolifération des armes illégales et de favoriser la réintégration des anciens membres de groupes armés dans la société.
Composée désormais de sept membres, la CNDDR aura pour tâche de proposer des stratégies concrètes pour réduire le nombre d’armes en circulation et freiner l’expansion des gangs qui sévissent à travers le pays.
Cette restructuration intervient alors que la situation sécuritaire continue de se détériorer, malgré la présence de la Mission Multinationale d’Appui à la Sécurité (MMAS).
Si les autorités affichent leur volonté de renforcer les moyens de la CNDDR pour la rendre plus efficace, des interrogations subsistent quant à sa capacité à obtenir des résultats tangibles. Par le passé, plusieurs initiatives de désarmement se sont heurtées à des résistances et à un manque de suivi. Reste à savoir si cette relance permettra enfin de désamorcer la spirale de la violence qui gangrène le pays.










