La guerre au Moyen-Orient entraîne une hausse du prix du pétrole et menace les approvisionnements via le détroit d’Ormuz. Pour limiter l’impact sur l’économie nationale, le gouvernement haïtien a décidé de réduire les dépenses publiques par des mesures d’austérité.
Le gouvernement haïtien a annoncé, ce mardi 31 mars 2026, une série de mesures d’austérité pour faire face aux pressions économiques liées au conflit au Moyen-Orient.
La circulaire 017, signée par Alix Didier Fils-Aimé, souligne que l’État doit réduire son train de vie pour protéger les finances publiques. L’objectif est de maintenir les services sociaux de base, les dépenses de sécurité et les perspectives de relance économique.
Les mesures comprennent l’interdiction d’acquérir de nouveaux véhicules pour l’administration publique. Les crédits de carburant seront réduits, ce qui limitera les déplacements des institutions.
Les voyages à l’étranger des officiels et des cadres seront restreints aux seules missions essentielles, autorisées par le Premier ministre. Cette décision vise à éviter les dépenses jugées non prioritaires.
L’escorte de protection des personnalités publiques est également limitée à un seul véhicule.
Les ordonnateurs de l’administration publique sont chargés d’appliquer ces dispositions jusqu’à nouvel ordre.
Le gouvernement insiste sur le fait que ces mesures sont nécessaires pour préserver la stabilité économique et garantir la continuité des services essentiels.
Ces mesures interviennent dans un contexte international marqué par la guerre déclenchée le 28 février dernier par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Ce conflit fait peser de lourdes incertitudes sur le détroit d’Ormuz, passage stratégique par où transite une part essentielle du pétrole mondial.










