Le président américain Donald Trump a publié ce mercredi un nouveau message sur son réseau Truth Social, poursuivant ses attaques contre les alliés de l’OTAN après leur refus de participer à une opération militaire dans le détroit d’Ormuz.
Après avoir sollicité le soutien des pays de l’OTAN pour sécuriser le détroit d’Ormuz, Washington s’est heurté à un refus de plusieurs membres dont la France, qui craignent une escalade militaire avec Téhéran. Cette absence de coopération nourrit la colère du président américain.
Dans son message de ce mercredi, Trump a menacé d’aller plus loin dans l’offensive contre l’Iran. Il affirme que les États-Unis pourraient « terminer ce qui reste de l’État terroriste iranien » et laisser les autres pays assumer seuls la responsabilité du détroit d’Ormuz.
« Ce qui se passerait si nous terminions ce qui reste de l’État terroriste iranien et laissions les pays qui l’utilisent, et non nous, être responsables du soi-disant Détroit ? Cela ferait réagir certains de nos alliés qui ne répondent pas, et vite ! », écrit-il sur Truth Social.
Ce message intervient au lendemain d’autres déclarations virulentes, publiées mardi, où Trump dénonçait déjà l’inaction de l’OTAN. Il y accusait ses partenaires de profiter de la protection américaine sans jamais répondre aux appels de Washington, qualifiant l’Alliance de « voie à sens unique ».
Il a rappelé également que les forces américaines avaient, selon lui, décimé l’armée iranienne , détruit sa marine, son armée de l’air et ses systèmes antiaériens, et éliminé une grande partie de ses dirigeants. Fort de ces succès militaires, Trump affirmait que les États-Unis n’avaient plus « besoin de l’aide de personne », élargissant son reproche au Japon, à l’Australie et à la Corée du Sud.
La colère du président américain traduit une frustration face à ce qu’il considère comme une absence de solidarité de ses partenaires. Alors que Washington plaide pour une mission internationale afin de sécuriser le détroit d’Ormuz, par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, des pays membres de l’OTAN refusent de s’engager, craignant une escalade militaire avec Téhéran.










