Le président iranien Masoud Pezeshkian a félicité Madrid pour son refus de soutenir l’offensive américano-israélienne, voyant dans cette attitude une preuve que « l’éthique existe encore en Occident ».
Dans un message publié sur X le 4 mars 2026, Masoud Pezeshkian a salué « la conduite responsable de l’Espagne, qui s’est opposée aux violations flagrantes des droits de l’homme et à l’agression militaire perpétrées par la coalition sioniste-américaine contre des pays, dont l’Iran ».
Le président iranien a ajouté : « Je félicite les responsables espagnols pour leurs positions. »
Cette déclaration intervient alors que le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a réaffirmé son quadruple « non » : non à la guerre, non aux violations du droit international, non à l’illusion que les bombes résolvent les conflits, et non à la répétition des erreurs du passé.
Madrid a refusé d’autoriser les avions américains à utiliser ses bases militaires, provoquant la colère de Donald Trump, qui menace de suspendre les échanges commerciaux avec l’Espagne.
Du côté iranien, les responsables multiplient les messages de fermeté. Abbas Araghchi, ministre des Affaires étrangères, a déclaré dans une interview à NBC Nightly News que l’Iran « attend » les troupes américaines et qu’une invasion terrestre se transformerait en « désastre ». Il a qualifié cette éventualité de « plan B voué à l’échec », après l’échec du « plan A » américain visant une victoire rapide. Araghchi a également rejeté toute idée de cessez-le-feu et accusé Washington de mener des négociations « sans bonne foi ».
Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale, a publié un message virulent sur X. Il a averti que « la terre sacrée de l’Iran n’est pas un lieu pour les serviteurs de l’enfer » et menacé que les soldats américains seraient « tués ou capturés » s’ils entraient en territoire iranien.










