Le Département d’État américain a annoncé ce mercredi une nouvelle série de restrictions de visas visant trois responsables haïtiens : deux membres du Conseil présidentiel de transition (CPT) et un membre du gouvernement.
Selon le communiqué signé par Thomas « Tommy » Pigott, porte-parole adjoint principal, leurs actions auraient permis à des gangs haïtiens, dont certains sont désignés par Washington comme organisations terroristes étrangères, de déstabiliser le pays.
Ces mesures, prises en vertu de l’article 212(a)(3)(C) de l’Immigration and Nationality Act (INA), interdisent l’entrée aux États-Unis aux personnes dont les activités ou l’admission pourraient avoir des conséquences négatives graves sur la politique étrangère américaine. Le Département d’État précise que tout visa actuellement valide détenu par ces responsables et leurs proches immédiats sera révoqué.
Comme lors des précédentes annonces, Washington n’a pas révélé l’identité des responsables concernés. Le communiqué insiste sur la volonté de l’administration Trump de poursuivre les sanctions contre « toute personne contribuant à la déstabilisation d’Haïti et de notre hémisphère ».
Dimanche dernier, le 25 janvier, le Département d’État avait déjà imposé des restrictions de visas contre deux membres du CPT et leurs familles, pour des motifs similaires. Les autorités américaines avaient alors dénoncé l’implication de certains responsables haïtiens dans les activités de gangs et leur entrave aux efforts du gouvernement haïtien pour combattre ces groupes armés.
Ces sanctions s’inscrivent dans une série de prises de position américaines face à la crise politique et sécuritaire en Haïti. Washington avait récemment qualifié d’« illégale » la tentative du CPT de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, réaffirmant son soutien au chef du gouvernement et avertissant les responsables politiques accusés de collusion avec les gangs qu’« il y aura un coût élevé » pour ceux qui compromettent la paix et la sécurité du pays.










