Les tensions entre Washington et Téhéran s’intensifient après l’annonce par l’Iran de la destruction de deux avions de combat américains. Le président Donald Trump a lancé un nouvel ultimatum au régime iranien ce samedi, lui donnant 48 heures pour parvenir à un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz, sous peine de représailles.
Vendredi 3 avril, un chasseur F-15 américain a été abattu dans le ciel iranien. L’un des deux pilotes reste porté disparu, tandis que l’autre a été secouru par les forces américaines. Quelques heures plus tard, un A-10 Warthog a également été touché par la défense iranienne au-dessus du Koweït. Son pilote a pu s’éjecter et être exfiltré.
Le président américain a durci le ton ce samedi 4 avril en publiant un message sur son réseau Truth Social. Il y rappelle l’ultimatum fixé à l’Iran concernant la conclusion d’un accord ou la réouverture du détroit d’Ormuz, menaçant de représailles en cas d’échec.
Donald Trump écrit : « J’ai donné dix jours à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit d’Ormuz. Le temps presse : il ne reste que 48 heures avant que l’enfer ne s’abatte sur eux. Gloire à Dieu ! ».
Quelques jours plus tôt, le 26 mars, le président américain avait déjà fixé un délai de dix jours à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz, fermé depuis le début du conflit. Cet ultimatum expire lundi 6 avril à 20 heures, heure de Washington. En cas de non-respect, Donald Trump avait menacé de s’en prendre aux centrales électriques iraniennes.
Les forces iraniennes poursuivent actuellement leurs recherches pour retrouver le pilote du F-15 disparu dans le sud-ouest du pays. Sa capture constituerait, selon plusieurs observateurs, un atout stratégique pour Téhéran dans le bras de fer engagé avec Washington.
Ces incidents marquent un revers sérieux pour l’US Air Force depuis le début du conflit au Moyen-Orient il y a cinq semaines.










