Donald Trump a annoncé ce mardi la prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran « jusqu’à nouvel ordre », sans mettre fin au blocus des ports iraniens. Le cessez-le-feu initial devait prendre fin demain mercredi. Téhéran accuse Washington de vouloir imposer des négociations sous la menace.
Le président américain Donald Trump a annoncé qu’il prolongeait le cessez-le-feu avec l’Iran « jusqu’à nouvel ordre », tout en maintenant le blocus des ports iraniens.
Dans un message publié sur Truth Social, il a expliqué que cette décision de prolonger la trêve répondait à une demande du maréchal Asim Munir et du Premier ministre Shehbaz Sharif du Pakistan.
Selon lui, l’attaque américaine contre l’Iran est suspendue afin de permettre aux dirigeants iraniens, qu’il décrit comme « gravement divisés », de présenter une proposition unifiée. Il a précisé avoir ordonné aux forces américaines de poursuivre le blocus et de rester « prêtes et opérationnelles ».
Le Commandement central américain (Centcom) indique que, depuis le début du blocus, 28 navires ont été contraints de faire demi-tour ou de retourner au port.
Dimanche, Donald Trump avait menacé de détruire les infrastructures stratégiques iraniennes en cas de refus de l’accord proposé par Washington. « Les États-Unis vont détruire chaque centrale électrique et chaque pont en Iran. Fini la gentillesse ! », avait-il lancé, ajoutant qu’il serait « un honneur » de faire ce qui, selon lui, aurait dû être fait par ses prédécesseurs depuis près d’un demi-siècle.
Lundi, l’élu républicain avait assuré que l’accord en cours de négociation serait « bien meilleur » que le JCPOA conclu en 2015, dénonçant ce texte comme « l’un des pires accords jamais conclus en matière de sécurité ».
De son côté, le ministre des Affaires étrangères de l’Iran, Abbas Araghchi, a dénoncé mardi le blocage des ports comme « un acte de guerre » et une violation du cessez-le-feu. Il a ajouté que l’attaque contre un navire commercial et la prise de son équipage en otage constituaient une violation encore plus grave.
« L’Iran sait comment neutraliser les restrictions, défendre ses intérêts et résister aux intimidations », a ajouté le ministre Araghchi.
Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, avait accusé Donald Trump de vouloir transformer la table des négociations en « table de capitulation » ou de chercher à justifier une reprise des hostilités.
« Nous n’acceptons aucune négociation sous la menace », avait-il déclaré hier lundi, ajoutant que l’Iran s’était préparé ces deux dernières semaines à « dévoiler de nouvelles cartes sur le champ de bataille ».
Ces déclarations interviennent alors que des discussions de haut niveau sont envisagées à Islamabad.










