Emmanuel Macron et Massoud Pezeshkian se sont entretenus par téléphone ce samedi 11 avril 2026, alors que les négociations de paix entre l’Iran et les États-Unis se déroulent 2026 à Islamabad sous la médiation des autorités pakistanaises. Selon des messages publiés sur X du côté français et iranien, la conversation a porté sur la possibilité de transformer le cessez‑le‑feu en accord durable.
Le président français Emmanuel Macron a exhorté l’Iran à profiter de cette occasion pour ouvrir la voie à une désescalade durable, lors de son entretien avec son homologue Massoud Pezeshkian. Il a insisté sur la nécessité d’un accord qui apporte des garanties solides pour la sécurité régionale, avec l’ensemble des pays impliqués.
Macron a également souligné l’urgence de restaurer la liberté de circulation dans le détroit d’Ormuz, objectif auquel la France se dit prête à contribuer.
Le chef d’État français a rappelé l’importance du respect total du cessez-le-feu, y compris au Liban. Il a réaffirmé le soutien de Paris aux autorités libanaises, qu’il considère comme seules légitimes pour exercer la souveraineté de l’État.
De son côté, le président iranien a assuré que l’Iran s’engageait sérieusement dans les négociations. Masoud Pezeshkian a rappelé que son pays n’a jamais recherché la guerre, mais qu’il défendrait fermement ses droits et son intégrité dans le cadre du droit international.
En ce qui concerne la délégation iranienne présente au Pakistan, Dr Pezeshkian a affirmé qu’elle défendrait sans relâche les intérêts du pays et négocierait avec courage.
« Quoi qu’il en soit, notre engagement envers le peuple restera inébranlable et, quel que soit le résultat des négociations, le gouvernement sera aux côtés du peuple », a déclaré le chef d’État iranien.
Plus tôt dans la journée, le vice‑président iranien Mohammad‑Reza Aref a averti que l’issue des pourparlers dépendrait largement de l’attitude américaine. Selon lui, si les discussions à Islamabad se déroulent avec des représentants du courant « Amérique d’abord », un accord profitable aux deux parties et au reste du monde reste envisageable. En revanche, si ce sont les tenants du mouvement « Israël d’abord » qui dominent les négociations, aucun compromis ne pourra être trouvé.
Dans ce cas, a‑t‑il prévenu, l’Iran poursuivra sa défense avec une vigueur accrue, et les conséquences se répercuteront sur l’ensemble de la communauté internationale.










