L’UNNOEH et la CATH dénoncent une éventuelle augmentation des prix des produits pétroliers sur le marché local. Selon elles, une telle décision du gouvernement Fils-Aimé plongerait une population déjà fragilisée dans une misère encore plus profonde.
Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 31 mars 2026, l’Union nationale des normaliens/normaliennes et éducateurs/éducatrices d’Haïti (UNNOEH) et la Centrale Autonome des Travailleurs Haïtiens (CATH) ont exprimé leur opposition ferme à l’idée d’une hausse des prix du carburant.
Le professeur Kensone Délice, coordonnateur de l’UNNOEH, a rappelé la situation dramatique des déplacés de la violence armée, vivant dans des conditions de précarité absolue. « Si le gouvernement augmente le prix des produits pétroliers, il commettra la pire erreur de son mandat », a-t-il déclaré, appelant l’État à revenir sur cette orientation.
Selon lui, l’administration devrait plutôt mettre en place des mécanismes alternatifs pour maintenir les prix actuels. Il insiste sur la nécessité de mesures sociales d’accompagnement afin de soulager la population et de lui permettre de vivre avec ses moyens.
« Le secteur éducatif serait particulièrement touché par une telle décision », prévient le professeur Délice. Les enseignants, déjà mal rémunérés, ainsi que les élèves, subiraient directement les conséquences d’une hausse du coût de la vie, ce qui fragiliserait davantage l’accès à l’éducation.
Enfin, le coordonnateur de l’UNNOEH a invité toutes les forces vives de la nation à se mobiliser pour empêcher le gouvernement de mettre en œuvre cette mesure. Selon lui, une augmentation des prix des produits pétroliers aurait des effets « catastrophiques » sur l’ensemble de la société haïtienne.
Le syndicaliste Fignole a vivement critiqué la décision du gouvernement d’installer un conseil consultatif sur la fixation des prix des produits pétroliers, qu’il juge non inclusif. Il dénonce également le fait que l’État n’applique jamais de baisse des prix sur le marché national lorsque ceux-ci diminuent à l’international, mais procède systématiquement à des hausses dès qu’ils augmentent sur le marché mondial.
Il rejoint Monsieur Délice en soulignant que les produits pétroliers touchent tous les secteurs de la vie nationale. Toute variation de leurs prix, rappelle-t-il, se répercute immédiatement et lourdement sur l’ensemble de la population.










