Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement rejeté les allégations selon lesquelles la République islamique interférerait dans les négociations de cessez-le-feu en cours à Gaza. Cette mise au point intervient après des accusations formulées par le président des États-Unis, que Téhéran considère comme infondées et politiquement motivées.
Répondant à une question de l’agence de presse iranienne IRNA, Esmail Baqaei, porte-parole du ministère, a déclaré que « la République islamique d’Iran, en accord avec la majorité des pays, condamne fermement le génocide en cours à Gaza et soutient toute initiative susceptible de mettre fin aux crimes et d’alléger la souffrance du peuple opprimé de Gaza ».
Baqaei a insisté sur le fait que les négociateurs du Hamas sont « parfaitement capables de défendre les intérêts de leur peuple » et qu’ils n’ont nullement besoin d’une intervention extérieure. Il a qualifié les accusations américaines « d’infondées » et a estimé qu’elles visaient à détourner l’attention de la responsabilité des États-Unis dans les crimes perpétrés à Gaza.
Selon lui, ces accusations ne sont qu’un moyen de « fuir les responsabilités » face à la complicité de Washington dans les actions de l’armée israélienne, notamment « la mort de 60 000 civils innocents, dont des femmes et des enfants, l’intensification du blocus de la bande de Gaza, l’obstruction à l’aide humanitaire et le massacre de civils affamés et assoiffés dans des centres de distribution d’aide créés par une entreprise américaine ».
Le porte-parole a exhorté les autorités américaines à cesser l’envoi d’armes létales à Israël, à faire pression sur ce dernier pour mettre fin au génocide, à autoriser l’entrée de l’aide humanitaire, et à garantir une distribution digne et conforme aux normes internationales.
Téhéran maintient qu’il soutient les efforts diplomatiques visant à un cessez-le-feu durable, tout en dénonçant le soutien militaire occidental à ce qu’il qualifie de crimes contre l’humanité.










