Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi à la Villa d’Accueil, les Conseillers-présidents Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils ont défendu la décision du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) de révoquer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. À quelques jours de la fin de leur mandat, ils affirment que les choix politiques doivent rester entre les mains des Haïtiens, malgré les critiques de la communauté internationale.
Le CPT a choisi de s’exprimer publiquement sur la crise politique qui secoue Haïti. Leslie Voltaire a reconnu que, malgré les efforts du Conseil pour soutenir l’action gouvernementale, « les attentes de la population n’ont pas été comblées ». C’est dans ce contexte que le CPT a adopté une résolution visant à remplacer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé par un autre membre du gouvernement, chargé d’assurer l’intérim.
Edgard Leblanc Fils a précisé que ce nouveau chef de gouvernement devrait occuper ses fonctions pour une durée de 30 jours, afin de faciliter la transition politique après le départ du CPT prévu le 7 février. Selon lui, cette décision vise à garantir que les derniers jours du Conseil soient marqués par une gestion plus efficace et mieux adaptée aux besoins du pays.

Les deux Conseillers-présidents ont insisté sur la souveraineté nationale. Ils ont répondu aux critiques de l’Union européenne, du Canada et des États-Unis, qui avaient mis en garde contre un changement de Premier ministre à l’approche du 7 février.
« Se Ayisyen ki dwe pran rezolisyon pou Ayisyen pou fasilite estabilite nan peyi a », ont-ils martelé, rappelant que la communauté internationale ne peut dicter les choix politiques du pays.
Il convient de souligner que, sur les neuf membres du Conseil Présidentiel de Transition, seuls Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils ont pris part à cette rencontre avec la presse. Pendant ce temps, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé – bénéficiant du soutien affirmé de la communauté internationale – assistait à une cérémonie de graduation de la Police nationale d’Haïti, aux côtés du président du CPT, Laurent Saint-Cyr.










