Les autorités haïtiennes ont lancé une campagne nationale de sensibilisation, de mobilisation et de formation des femmes pour des élections inclusives. Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et le Conseiller Président Frinel Joseph ont souligné que la démocratie ne peut se construire sans la pleine participation des femmes.
Le gouvernement haïtien a donné le coup d’envoi d’une campagne visant à renforcer la participation féminine dans le processus électoral. Lors de la cérémonie officielle tenue à Port-au-Prince, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a déclaré : « Pa gen demokrasi san fanm », affirmant que l’inclusion des femmes est essentielle au renforcement de la démocratie.
Cette initiative, portée par la Primature en partenariat avec le Conseil électoral provisoire (CEP) et ONU-Femmes, prévoit des mesures concrètes pour favoriser l’équité politique. L’avant-projet du décret électoral inclut des incitations financières pouvant atteindre trois milliards de gourdes, destinées à encourager la participation féminine à toutes les étapes du processus.
Parmi les mesures déjà mises en œuvre, 40 % du personnel recruté par le CEP pour les bureaux électoraux départementaux et communaux sont des femmes. Un quota minimal de 30 % de candidates est désormais exigé sur les listes législatives, et un bonus de financement de 25 % sera accordé aux partis ayant fait élire plus de 50 % de femmes.
Le Conseiller Président Frinel Joseph, également présent, a insisté sur la nécessité de reconnaître le leadership féminin et de lutter contre les inégalités persistantes dans la gouvernance. Il a salué cette campagne comme une démarche de transformation durable, visant à former et mobiliser les femmes dans toutes les régions du pays.

Plusieurs personnalités ont pris part à cette rencontre, dont la Ministre à la Condition Féminine Pedrica Saint Jean, le Ministre chargé des Affaires électorales Joseph André Gracien Jean, la Ministre de la Planification Ketleen Florestal, et la Représentante d’ONU-Femmes en Haïti, Marie Goretti Nduwayo. Des membres du CEP et des représentantes d’organisations féminines étaient également présents.
En conclusion, les autorités ont réaffirmé leur engagement à garantir des élections inclusives, participatives et sécurisées, tout en appelant les femmes à poursuivre leur mobilisation pour une représentation politique équitable.










