Le gouvernement haïtien a décrété trois jours de deuil national à la suite du drame survenu samedi dernier à la Citadelle Henry Christophe, dans la commune de Milot, et qui a fait 25 morts. La décision a été prise lors d’un Conseil des ministres extraordinaire tenu dimanche en visioconférence, sous la direction du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé.
Le communiqué officiel précise que le drapeau national sera mis en berne les 14, 15 et 16 avril, en signe de recueillement et d’unité. L’État prendra également en charge les frais funéraires des victimes.
Le ministre de l’Intérieur a été dépêché dans le Nord pour représenter la Nation auprès des familles.
Le gouvernement a réaffirmé son engagement à établir la vérité et à rendre justice. « L’action publique a été déclenchée et les auteurs présumés devront répondre devant la justice », indique la Primature.
Dans un troisième bulletin communiqué par le ministre de la Culture et de la Communication, Emmanuel Ménard, il est fait état de 32 blessés en plus des victimes décédées. Deux d’entre eux sont dans un état grave. Les blessures recensées concernent des fractures aux jambes, au thorax et à l’abdomen. Une femme enceinte figure également parmi les personnes prises en charge. Certains blessés ont déjà pu quitter l’hôpital.
Le directeur général de l’Institut de Sauvegarde du Patrimoine National (ISPAN) est sur place pour réaliser les premières évaluations.
La Citadelle Henry, symbole du patrimoine haïtien, est aujourd’hui le théâtre d’une tragédie nationale qui plonge le pays dans le deuil. En conclusion, le gouvernement exprime sa profonde affliction et présente ses condoléances aux familles endeuillées, appelant la population à l’unité, à la dignité et au sens des responsabilités.










