Le Premier ministre Alix Didier Fils‑Aimé a annoncé le lancement d’un programme national de formation consacré au contentieux électoral et à la sécurité en période électorale. Cette initiative vise les autorités judiciaires et les forces publiques, dans un contexte marqué par l’insécurité et la préparation d’élections prévues cette année.
La série de formations est placée sous le haut patronage du ministère de la Justice et de la Sécurité publique (MJSP). Elle s’inscrit dans une stratégie gouvernementale définie autour de trois priorités : la lutte contre les gangs armés, la relance économique et l’organisation d’élections jugées crédibles et inclusives.
La première phase concerne les commissaires du gouvernement, juges de paix, ainsi que les agents des Forces armées d’Haïti et de la PNH. Les communes de Port‑au‑Prince, Petit‑Goâve et Croix‑des‑Bouquets sont les premières ciblées, avant un déploiement progressif dans l’ensemble des 146 communes du pays.
Le gouvernement a également annoncé une enveloppe de plus de trois milliards de gourdes destinée au financement des partis et regroupements politiques.
Un pôle judiciaire spécialisé dans les crimes financiers doit être mis en place pour encadrer la lutte contre le blanchiment d’argent durant le processus électoral.
Le Premier ministre a insisté sur la nécessité de prévenir l’influence de fonds illicites dans les urnes, déclarant : « Nap konbat blanchiman. E nou p ap kite lajan sal antre nan bwat vòt yo. »
Alix Didier Fils‑Aimé a rappelé que les élections se dérouleront en concertation avec le Conseil électoral provisoire, la société civile et les partis politiques. Il a exhorté les acteurs impliqués à faire preuve de loyauté et d’impartialité, en affirmant que « le peuple haïtien » devait rester leur seul chef.










