Malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, Israël a mené ce mercredi 8 avril 2026 une vague de frappes massives contre le Liban, revendiquant plus d’une centaine d’attaques coordonnées en dix minutes.
Dans un communiqué publié sur X, Tsahal a affirmé avoir mené la plus grande opération coordonnée au Liban depuis le début de l’opération Rugissement du Lion, visant des quartiers généraux du Hezbollah, des infrastructures de munitions et des unités d’élite.
Le chef d’État-Major, le Lieutenant-Général Eyal Zamir, a déclaré : « Nous continuerons à frapper l’organisation terroriste du Hezbollah et à exploiter chaque opportunité opérationnelle. Nous ne compromettrons pas la sécurité des habitants du nord d’Israël. »
Selon le ministère de la Santé libanais, le bilan provisoire s’élève à au moins 182 morts et 890 blessés. Pour Tel-Aviv, ce front ouvert dès le début de la guerre ne serait pas concerné par l’accord conclu avec Washington et Téhéran.
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a réagi avec fermeté en réitérant que le Liban est explicitement inclus dans le cessez-le-feu conclu avec les États-Unis. « Les termes du cessez-le-feu irano-américain sont clairs et explicites : les États-Unis doivent choisir, le cessez-le-feu ou la poursuite de la guerre par le biais d’Israël. Ils ne peuvent pas avoir les deux. Le monde entier est témoin des massacres au Liban. La balle est dans le camp des États-Unis, et le monde observe s’ils tiendront leurs engagements » a-t-il publié sur X.
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a dénoncé le mépris pour la vie et le droit international et appelé l’Union européenne à suspendre son accord d’association avec Israël. « Le Liban doit faire partie du cessez-le-feu. Il ne doit y avoir aucune impunité pour ces actes criminels », a-t-il insisté.
De son côté, Emmanuel Macron a exprimé la solidarité de la France avec le Liban après s’être entretenu avec le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam. « Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces frappes indiscriminées. Le Liban doit impérativement faire partie du cessez-le-feu », a-t-il déclaré, soulignant que ces attaques menacent directement la crédibilité de l’accord conclu.
Le président français a également indiqué avoir parlé avec Donald Trump et Massoud Pezeshkian, réaffirmant que le cessez-le-feu devait s’appliquer « sur tous les terrains d’affrontement, y compris au Liban ».










