Après les bombardements américains contre trois sites nucléaires iraniens samedi 21 juin 2025, le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a exprimé sa profonde inquiétude face à une « menace directe pour la paix et la sécurité internationales ». Le Conseil de sécurité se réunit ce dimanche à la demande de l’Iran.
Le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a réagi suite aux bombardements menés par les États-Unis contre des installations nucléaires iraniennes, qualifiant l’opération de « dangereuse escalade » dans une région déjà extrêmement instable.
« Je suis gravement préoccupé par le recours à la force par les États-Unis contre l’Iran aujourd’hui », a déclaré M. Guterres dans un communiqué, ajoutant qu’« il n’y a pas de solution militaire à cette crise ». Pour le chef de l’ONU, cette action représente « une menace directe pour la paix et la sécurité internationales ».
Les frappes américaines ont visé les sites nucléaires de Fordow, Natanz et Ispahan, dans le centre de l’Iran. Le président américain Donald Trump a revendiqué l’opération dans un message diffusé samedi soir depuis la maison blanche, affirmant que les installations avaient été « totalement détruites » lors de ce qu’il a décrit comme « une opération très réussie».
Tout en saluant les forces armées américaines, le président Trump a lancé un appel aux dirigeants iraniens à « faire la paix » et à reprendre les discussions sur le programme nucléaire de la République islamique. Il a néanmoins averti que de nouvelles attaques, « bien plus importantes », pourraient suivre si Téhéran refusait de reprendre les négociations.
L’Iran n’a pas encore fourni de bilan officiel concernant les dommages causés aux sites visés, mais le ministre iranien des Affaires étrangères avait plus tôt dans la journée mis en garde Washington contre toute implication directe dans le conflit en cours entre l’Iran et Israël, déclenché le 13 juin dernier.
En réponse à cette nouvelle phase du conflit, le Conseil de sécurité des Nations Unies se réunit ce dimanche 22 juin à 15 h, à la demande de l’Iran. La session doit porter sur les menaces actuelles à la paix et à la sécurité internationales.










