Donald Trump a déclaré ce vendredi 10 avril que l’Iran était « militairement vaincu » et qu’il ne permettrait pas l’imposition de droits de passage dans le détroit d’Ormuz. Ses propos interviennent à la veille des pourparlers de paix à Islamabad, où la délégation iranienne est déjà arrivée.
À la veille des négociations de paix prévues au Pakistan, le président américain Donald Trump a déclaré que les Iraniens étaient « militairement vaincus » et qu’il comptait rouvrir le détroit d’Ormuz.
Trump a ajouté que son équipe de négociation se réunirait demain et qu’il fallait attendre pour voir comment les discussions allaient se dérouler.
Interrogé sur la possibilité de nouvelles rencontres après ce premier round, Trump a répondu qu’il devait « voir ce qui se passe demain », rappelant que l’Iran discutait depuis 47 ans avec d’autres présidents, alors que lui ne souhaitait pas multiplier les discussions.
Lorsqu’un journaliste lui a demandé si Washington allait tolérer un péage imposé par Téhéran dans le détroit d’Ormuz, Trump a été catégorique : « Non, nous n’allons pas le permettre, ce sont des eaux internationales. S’ils font cela, nous n’allons pas laisser faire. »
Ces déclarations interviennent alors que la délégation iranienne est déjà arrivée à Islamabad pour les négociations qui vont se dérouler samedi. Conduite par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, elle a été accueillie par les autorités pakistanaises.
Téhéran a toutefois posé des conditions, notamment un cessez-le-feu au Liban et le déblocage de ses avoirs, avant le début des discussions.
Les pourparlers s’inscrivent dans le contexte du cessez-le-feu adopté mardi dernier, après une guerre déclenchée le 28 février par une frappe israélo-américaine contre l’Iran. Téhéran avait riposté en frappant Israël et plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines, tout en bloquant le détroit d’Ormuz, point stratégique pour le commerce mondial. Les discussions d’Islamabad doivent désormais tenter de transformer cette trêve fragile en accord définitif.










