Quelques heures après la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition (CPT), le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est adressé à la Nation. Il a placé la sécurité, les élections et l’aide humanitaire au cœur de son action, tout en appelant à l’unité nationale et au soutien international.
Le 7 février, date lourde de symboles dans l’histoire politique haïtienne, a pris cette année une résonance particulière. À la suite de la cérémonie marquant la fin du mandat du Conseil présidentiel de transition, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé s’est présenté devant les caméras pour son premier grand rendez-vous avec le peuple haïtien.
Fils-Aimé a salué les efforts du CPT, tout en reconnaissant que la transition reste inachevée : l’insécurité persiste, les élections n’ont pas pu être organisées. « La République ne cédera ni au découragement ni à la division », a-t-il martelé, en fixant une feuille de route claire : sécurité, élections, redressement économique.
Le Premier ministre a promis une lutte sans relâche contre les gangs armés. La Police nationale et les Forces armées d’Haïti, a-t-il assuré, agiront de manière coordonnée pour reprendre le contrôle du territoire. Le message était sans ambiguïté : l’État entend reprendre sa place et rétablir l’ordre.
Un plan humanitaire immédiat
Mais Fils-Aimé n’a pas limité son discours à la sécurité. Il a annoncé la mise en œuvre immédiate d’un plan humanitaire d’urgence : distribution d’aide alimentaire, soins de santé et abris pour les plus vulnérables. « Sécurité et dignité doivent avancer ensemble », a-t-il insisté, liant la lutte contre la violence à la nécessité de répondre aux besoins quotidiens des familles.
Le Premier ministre a invité toutes les forces vives du pays – partis politiques, société civile, secteur privé, responsables religieux, artistes, jeunes, femmes, paysans et diaspora – à dépasser les divisions. Il plaide pour un pacte républicain pour sortir de l’impasse et préparer des élections crédibles.
Le chef de la Primature a exprimé sa gratitude envers la communauté internationale, en particulier les États-Unis, pour leur soutien, mais a demandé un engagement « renforcé, coordonné et durable » afin d’aider Haïti à stabiliser la situation et à vaincre les gangs.
Le discours s’est achevé sur une note d’espoir et de mobilisation : « L’heure du rassemblement a sonné. L’État reprend sa place. La vie doit reprendre. Haïti ne périra pas. »










