De 2019 à 2025, la réalité du pays nous a appris tant de chose sur la démocratie, le pouvoir, sur le peuple haïtien, et sur la nation haïtienne. Nous avons d’abord pris le temps avant d’élever nos constats à un texte. Par rapport à l’influence de nos constats nous nous sommes contraint de prendre enfin la plume pour cracher des mots, pour construire des idées qui nous taraudent l’esprit au quotidien. Alors, nous mettons en écriture ce que les Haïtiens souffrent, ainsi que les turpitudes de la nation. Ce sont les idées de chacun d’entre vous que nous sommes astreint d’agencer et pour produire cette rédaction si petite qui s’adresse à un peuple oublieux car nous nous défilons de notre histoire qui fait notre force et qui pourrait nous servir comme bouclier.
Nous remarquons être en face d’un peuple fort mais qui oublie tout, qui nie presque tout de sa réalité initiale et qu’on dirait qu’il s’en fout. Tous ces dires reposent sur des constats fermes. Nous sommes à une période critique et troublante en même temps et nous la vivons quotidiennement sans peur. Nous avons cette conscience que nous vivons une mauvaise époque, mais nous nous sommes penché à d’autres choses plutôt qu’à chercher une vie meilleure. Pourtant, ceux qui en subissent ce ne sont pas forcément ceux qui n’ont pas suffisamment les moyens. Nous sommes tous à un certain niveau touché de la situation. Cependant nous vivons comme s’il n’y avait pas de quoi à s’inquiéter. Il semble que tout nous a constamment échappé, d’où l’importance de ces écrits de vous rappeler certaines choses et de vous exhorter à prendre conscience non pas de la situation pathétique que vous en avez déjà, mais de vous-mêmes et pour sortir de ce fléau dont nous nous sommes fourré. Premièrement, il faut se souvenir des talents de nos indigènes à l’époque qui n’avaient peur de rien. Deuxièmement, on doit s’unir pour faire la force. Ensuite, nous devons définir où est-ce qu’on ira après tout cela. Il nous faut cette Haïti que nous devions avoir. Sans oublier que nous sommes un peuple et une nation forts.
Mesdames et messieurs, au nom de ce que vous priez, on vous salue humblement en courbant le chapeau jusqu’à vos pieds. Dans ce petit travail, assez lucide, on a finalement pris le risque de partager notre point de vue. Indubitablement, vous partagerez l’avis. En fait, nous confrontons la même situation. Certains d’entre vous sur une forme ou sur une autre, affrontent l’affreuse conjoncture. Quelle est cette circonstance ? Et bien, c’est la situation suivant laquelle, on souffre de la misère, on est en guerre avec nous même, on laisse notre maison par rapport aux attaques fracassantes des bandits, on vit comme des étrangers dans notre maison, on vit l’inflation, même la déshumanisation. Tant que la situation reste pathétique et qu’elle devient beaucoup plus atroce cela nous écartera de presque toutes les valeurs. Vous vivez tout cela comme si vous avez le droit de les vivre, comme faits normaux. Vous ne revendiquez rien. Dans ce cas, nous, en agissant comme acteur patriotique, nous nous donnons mission de vous tirer l’oreille à ce que certaines valeurs en tant que peuple d’un grand pays doivent respecter et prendre en considération messieurs dames. Nous faisons cet appel à la nation haïtienne authentique. D’après cet auteur, en l’occurrence, Jean ZIEGLER : « Il faut oser regarder la réalité en face ; puis oser donner des coups de boutoir sur des privilèges acquis de longue date, même s’ils sont apparemment devenus naturels et incontestables. » En reformulant cette phrase nous dirions qu’on doit oser regarder notre réalité en face ; puis oser donner des coups de boutoir sur des privilèges acquis durant cette période, même s’ils sont apparemment devenus naturels, indissociables de nous et incontestables. Combattre pour une cause juste c’est plus qu’un droit. Nous dirions même que c’est un devoir civique.
Nous avons appris dans notre enfance de tas de choses sur l’histoire de notre pays. L’école nous a appris, la rue nous a appris, nos parents nous ont appris, nous avons pu lire et apprendre nous-même au niveau universitaire. Il est vrai qu’on ne nous a pas tout dit et tout appris. Par contre, nous avons eu connaissance des plus essentiels, des plus catastrophiques et des plus glorieuses des parties de notre histoire. Notre pays fut celui-là qu’on a surnommé la Perle des Antilles, ce pays a connu des guerriers tels que : Toussaint Louverture, Jean Jacques Dessalines, Jean François, Biassou, Henri Christophe, l’idole que nous avons pu retenir de lui cette phrase : « je ne vous livrerai la ville du Cap quand lorsqu’elle sera réduite en cendre et que même sur cette cendre, je vous combattrai encore », il y a ce grand Homme, Capois La mort que son nom reste graver dans notre mémoire et une phrase qu’il a dit lors de la bataille face à ce général français dit Rochambeau : « en avant, en avant les boulettes sont des poussières ». Quasiment tout était régularisé, le pays fût prospère, on a respecté notre bicolore, la vertu de la femme était irréprochable, une femme fût une femme et un homme fût un homme, même la femme se sent concerner a une cause juste et patriotique, la jeunesse était bien mise en ordre, elle avait des modèles, les cultivateurs cultivaient fièrement la terre, on travaillait avec beaucoup plus d’enthousiasme, et ils ont récolté avec joie les fruits de leurs travaux et leur travail montre qu’on luttait pour une cause juste afin de rendre la patrie prospère. La mort n’était rien à nos yeux, quand il s’agissait de défendre la patrie et de lutter pour la cause d’une nation. Ce ne fût pas l’affaire d’un quartier mais l’affaire de tous. On avait comme mot d’ordre : la liberté ou la mort.
Nous avons aimé la patrie, nous avons fait preuve d’un caractère féroce quand il était question de notre terroir, de notre liberté et notre dignité de peuple, nous n’avions pas peur d’affronter le pire, la mort, des brulures, des moments atroces pour notre patrie. On chantait avec fierté mourir est beau, on n’avait pas peur de qui que ce soit, on a mis à genou la France de Napoléon. On avait des hommes intègres, honnêtes, des hommes de paroles, de caractères. C’étaient des hommes qui n’avaient pas honte de combattre sur le sol du pays, dans le pays et pour le pays. On n’a pas toléré la délinquance, l’oisiveté et encore plus l’esclavage. On partageait une vision prospère et constante au profit du pays. Mais, il parait qu’à présent tout a changé, comme a dit Richard Cavé :’’ nou preske pa moun ankò nou bliye sak fè n Ayisyen… ». C’était la liberté qui comptait, des Haïtiens libres qu’on prônait, une vie béate pour chacun, soit la liberté ou bien la mort. Nous avions le choix entre vivre libre et vivre en esclavage. Et on a choisi d’être libre en affrontant l’oppresseur. On a subi pour avoir cette liberté, souffert pour gagner cette cause, mourir pour mener cette lutte. Mais aujourd’hui, nous transitons entre la dépendance et la chosification. Et voyons, en effet ces signes prémonitoires étaient la suite d’un pays libre et indépendant mais qui ne travaille pas pour garder une souveraineté constante mais qui prend de l’étranger des faux modèles pour nous ruiner.
Nous voici aujourd’hui devant l’évidence que nous ignorons quasiment la totalité de nos valeurs. Nous sommes écartés de notre histoire en oubliant quel peuple nous étions, nous débinons notre réalité. Il se trouve que le vent emporte tous ces sentiments de gloire, de victoire, de contrôle, de progrès ; bref, du patriotisme. Les actions qui nous ont amenées à la liberté jusqu’aujourd’hui furent l’œuvre des Haïtiens mais des Haïtiens authentiques. Pourtant nous nous disons être des Haïtiens comme eux. Sommes-nous réellement de la même nature que ceux du début du XIXème siècle ? On ne vous incite pas à faire comme eux. Rassurez-vous. Nous avons seulement l’intention de vous rappeler certains faits et de vous encourager à vous souvenir de votre devoir civique. A cela, nous nous voyons aucun mal. Comme a chanté l’artiste : se yo ki mete nou la a, se yo, se yo ! Ce qui est vrai c’est que ce sont nos ennemis qui nous flashent la situation de cette réalité.
Peuple inconscient, on s’en remet à vous : qui vous a appris de boire, de manger sur la même table que vos ennemis, qui vous a conseillé de tolérer ceux qui piétinent vos sentiments, vos droits. Qui vous a appris de garder bonne relation avec ceux qui vous profitent et vous ironisent, pensez-vous que vos ennemis agissent vraiment dans vos intérêts, pensez-vous que c’est à vos ennemis que nous devons notre Haïti libre, indépendant ; comment est-ce-que vous pouvez être fier quand presque tout vous viennent de l’étranger ? Grâce à nos ancêtres, on a eu une date d’indépendance à fêter le premier jour de l’an tout en buvant la soupe jaune symbolique. Il me semble que vous ignorez les travaux de ces hommes. Ils ont combattu, vider leur sang, marcher sur le feu, risqué leur vie et mourir pour la patrie. Le pays aujourd’hui traverse des moments atroces. Voilà la raison de mon appel ! Concitoyens souffrant et miséreux, Haïtiens patriotes on vous adjure de prendre en main une cause juste et patriotique. Nous sommes les seuls à sortir notre pays là où il se trouve. Sommes-nous des acteurs passifs de notre belle bicolore ? Activons-nous, ne fuyez pas quoiqu’il en soit ! Mettons à nos côtés notre culture. Faisons des grandes cérémonies vaudouesques par département, offrons de grands sacrifices pour combler nos loas, faisons tout pour attirer les faveurs de nos loas. Invitons nos loas à danser, boire manger avec nous. Et que l’esprit de nos ancêtres nous accompagne dans nos combats. Recherchez toutes les armes spirituelles aptes à mener cette lutte, car, nous devons être vainqueurs.
Voilà les premières armes qu’il nous faut. Nous devons mettre de côté nos subjectivités et mener cette lutte commune qui mérite le prix. Si aujourd’hui nous faisons appel à vous c’est parce que cela concerne que vous. Allez, stopper tout, nourrissez une seule idée ! Rejetons l’idéologie de parti politique. Dessalines ne faisait pas partie d’un parti politique. Il n’est pas besoin d’une divergence d’idéologie soit politique ou philosophique pour un pays en crise. Remettez-vous sur terre, nous avons une réalité et ne venez pas discourir sur des théories occidentales pour changer notre pays. Notre terre n’est pas au profit de l’occidental. Un voisin ne vient jamais demander à son voisin plus près de lui apprendre la bonne gestion de sa famille. Un pays libre n’a pas besoin de la présence de son voisin pour prendre des décisions d’ordre national. Une décision d’ordre national doit être prise avec les Haïtiens et en faveur des Haïtiens et à notre profit à tous.
Nous devons mener la lutte à son plus haut niveau. Cette lutte doit casser les discours fantaisistes et les acteurs du défaitiste. La lutte doit être nationale. Menez ce combat dans la mesure que vous pouvez. Nous n’avons qu’un dieu : Dessalines. Luttons sans relâche ! C’est notre époque, nous devons marquer notre ère en sauvant notre pays. Luttons jusqu’à ce que cela devienne tel que Toussaint Louverture, Henri Christophe et Dessalines l’aurait souhaité. Mobilisez-vous ceux qui sont dans le Sud, ceux qui sont dans le Nord et ceux qui sont dans le Centre et tous les parvis du pays. Nous sommes Haïtiens et cela à une grande signification, ce n’est pas une mince affaire. Nous avons de la chance d’être Haïtien, reconnaissez-le. Nos ennemis sont bien ceux de l’extérieur qui sont puissants parce qu’ils en profitent de nous et des autres comme nous pour être puissants, ils contribuent à nous diviser pour nous faire croire que c’est nous notre ennemi. C’est pourquoi ils ont créé des mercenaires pour faire le boulot. Certains sont à cravates, d’autres à sapâtes. Ces débris humains, ces énergumènes se considèrent souvent comme des pures patriotes, pourtant ils sont loin d’avoir cinq pourcent d’haïtianité.- Mes concitoyens ! Quand nos yeux seront-ils ouverts? Quand utiliserons-nous notre tête pour réfléchir et comprendre la réalité? Vivons-nous seulement pour attendre des autres ? Qu’est-ce que nous sommes ? Pour tout vous dire, nous prêchons l’amour de la patrie. Alors ce n’est pas l’amour au sens commercial, faites bien attention. Unissez-vous comme frères et sœurs et c’est là que commence la prospérité.
Regroupons-nous par département, organisons-nous, conformons-nous à l’idée commune d’une Haïti prospère pour toujours. Renversons la situation au profit du pays. Notre bicolore a besoin d’être flotté avec fierté. Nous n’avons pas besoin d’un philosophe pour tarauder notre esprit, un mathématicien, un économiste pour une réflexion économique, un pasteur pour l’évangile du Christ qui prêche un paradis dans un ciel, d’un spécialiste en quoi que ce soit. Dessalines ne fut pas spécialiste en criminologie ainsi que le Roi Henri, Capois La Mort ne fut pas philosophe, Pétion ne fut pas économiste, Toussaint Louverture ne fut pas Pasteur. On avait une idée commune qui avait du bon sens et qu’on avait tous soif, la liberté. Il faut rompre avec le fait d’être spécialiste. Il faut l’homme en vous, la femme en vous. Frères, comment penser un ciel et nier la terre ? Nous avons notre terre, il ne faut surtout pas la nier. Nous avons une réalité d’ordre concret, la misère, l’insécurité, le sous-développement.
L’artiste Keber Bastien a raison Monsieur le Dieu. Il y a belle lurette que notre Haïti vit la maladie du pays pauvre. Si vous pouviez être « Bondye » notre pays aurait pu bénéficier d’un miracle de délivrance. Au fait, il n’y a jamais eu de miracles. Soit ce mot miracle est faux ou du moins les choses considérées comme des miracles ne le sont pas vraiment car il était écrit bien déjà au préalable. Dieu, démissionnez-vous, vous n’avez plus la capacité on dirait. Autrement vous changeriez notre Haïti.
Tenez à résoudre vous-même les choses pressantes de notre situation, concitoyens. Faites bien la différence entre ce qui est nécessaire, urgent, important et utile. Nous pouvons anéantir la misère, l’insécurité sauf en nous unissant. Chassons ceux qui nous empêchent de mener la vie que l’on mérite.
Ceux qui disent aujourd’hui que le pays n’aura jamais la chance de se faire respecter ont complètement tort. A un moment on était respecté. Mes frères la régularité doit être une priorité. La mission dont nous nous sommes investis reste intacte, on vous prêche la paix, mais c’est une paix avec vous-même. Nous nous sommes permis de vous rappeler vers une conscience collective, une cause commune au bénéfice d’un bien-être total. Nous devons nous unir une fois et on aura la force pour tout combattre. Il faut rompre à l’imbécilité, rompre avec soi, aux sentiments politiques et ne faire qu’un avec l’autre par rapport à une seule idée vers une noble directive : la prospérité pour le pays. Si la mort est le prix pour sauver notre pays, nous devons payer le prix. Nions cette idée que chaque bourrique braie dans son pâturage. Appliquons cette directive : notre cause, notre patrie et notre terre. Le pays a besoin de vous, n’ignorez pas cela. Un Haïti prospère, respectée, souverain c’est possible car nous sommes un pays, nous avons une histoire et nous sommes forts.
Messieurs dames, vous qui faites semblant d’être leaders de ce pays, il est clair que vous ne pouvez rien faire pour la destinée de ce pays qui soit d’ordre concret et progressiste. Car la preuve est remarquable. Vous vous êtes coincé au niveau mental, vous vous êtes gavé de ce système qui sombre le pays dans son plus gros chaos. Vous n’êtes pas qualifié, vous êtes hors du devoir du pays, vous n’avez pas la carrure des hommes comme nos ancêtres. Vous n’avez pas connu la misère, du trouble à votre enfance, la famine à votre élevage chez vous et vous n’avez pas connu de mauvais sommeil à votre naissance. Prenez fort conscience de cela ! Remettez le pays aux personnes comme nous, aux Haïtiens authentiquement patriotes.
Haïti est un pays libre, avec des hommes intègres, souverain, à la terre glissée et un pays où peut couler du lait et du miel. Vous aurez raison en vous écartant de la place de Dessalines, de Christophe, de Toussaint Louverture et de Soulouque puisque vous n’avez pas le caractère de ces hommes forts, honnêtes et qui n’ont pas peur du danger. Vous, vous êtes audacieux, vous changez la conception de la politique, du pouvoir, vous abusez de notre confiance, de nos valeurs. Rouler sur des fatras, vivre dans l’ombre du noir, avoir des limites sur notre terre, ces choses-là ne nous rendent pas progressistes et vous êtes loin de la politique propre. Si telle, la conjoncture actuelle, est corollaire de votre activité politique, dans ce cas vous aurez pu avoir un minimum de honte. Il est par conséquent d’une forte évidence que vous n’êtes pas les seuls à passer sous les pieds les bonnes valeurs du pays. Il y a aussi certains qui se disent être journalistes et qui peignent négativement l’image du pays. Là où l’homme politique passe l’allumette pour brûler le pays, vous, vous êtes ceux qui attisent le feu. Votre conscience et votre bon sens vous ont échappé, tenez bon de ne pas tout perdre. En perdant votre éthique et votre personnalité vous avez tout perdu messieurs dames.
Oh peuple haïtien conséquent d’aujourd’hui ! Nous voici en bon serviteur et patriotes de la nation, on vous adjure de vous réveiller. Ce rappel est au profit de notre patrie, de notre civilisation, de notre vie haïtienne. Il est vrai qu’un texte n’est que des mots sur un bout de papier. Mais ce que vous pourriez ressentir peut révéler être fort. Menons une bataille de délivrance. La situation actuelle nous entrave, nous tiraille vers un abysse, nous fait sombrer dans les ténèbres. Nous nous sommes excessivement accablés face à la situation. Nous sommes acculés, c’est vrai, nous sommes vendus et exploités, c’est continuellement vrai. On vous rappelle peuple exploité, il n’y aura jamais de voisins qui viendront à notre salut. On s’adresse à vous Peuple intrépide, Peuple vindicatif, il est à notre devoir de sauver notre pays. Nous sommes pris au piège au niveau sécuritaire, nous nous sommes déboussolé par la technologie. Reconnaît bien frères, nul aide ne tombera pas du ciel pour nous sortir là où nous nous sommes trouvés. Et nul pays ne peut développer s’il nie sa culture, sa nature, ses vertus et ses valeurs.
Mourir malade ou mourir en bonne santé, il n’y a donc aucune différence. La seule différence qui existe c’est de mourir pour une bonne cause. Dessalines niait l’étranger et avait confiance en ses troupes et a servi avec honneur, caractère, ses sentiments pour prendre les armes pour lutter contre l’esclavage. On vous a aveuglé avec tant de besoin aujourd’hui. Mais posez-vous la question, comment satisfaire ces besoins si on souffre. Tant que nous avons le besoin d’être un pays développé c’est parce que la vie est mauvaise. Tant que la situation reste pathétique, accablante et qu’elle devient beaucoup plus atroce cela nous écartera encore plus de presque toutes nos valeurs. Mais vous, peuple haïtien, vous riez en même temps que vous pleurez, vous êtes joyeux pendant que les choses vont mal, vous buvez pendant vous êtes en train de mourir, vous jouez pendant que vous avez le ventre vide, vous regarder le football pendant que votre conscience est en guerre avec vous même, vous êtes par terre et vous supposez être debout. On vous conjure de vous regarder en face. Levez-vous ! Tenez-vous prêt pour une lutte, pour une cause juste et patriotique. Il est temps de prendre notre destin en main. Le pays est à nous et à nul autre. Haïti aux Haïtiens, vous êtes en mesure de savoir cela. Agissons en tant que patriotes du pays. C’est la seule consigne, ne variez pas !
Ralph Wedgy BAZIL
Jean Price Mars, Ainsi Parla L’oncle, Mémoire d’encrier, 297 pages.
Leslie François Manigat, Télé 13 entretien, la crise haïtienne contemporaine, 1996.
Louis Joseph Janvier, Haïti aux Haïtiens, Imprimerie A. Parent, A. Davy, 52, rue Madame et Monsieur-le prince-14, 1884, 47 p.
Etzer Vilaire, les dix hommes noirs, Première édition, 1901. Port-au-Prince, Haïti : Les Éditions Fardin, 2011, 106 p.
Vergniaud Leconte, Henri Christophe dans l’histoire d’Haïti, paris Editions BERGERLEVRAUT, 1931, 427p.
Frantz FANON, Les damnés de la terre, La découverte/poche, 1961-1968-1991, 314p.










