Le président américain Donald Trump a affirmé mercredi que l’Iran réclamait un cessez-le-feu, mais il a conditionné toute trêve à la réouverture du détroit d’Ormuz. Téhéran a aussitôt démenti, rejetant toute demande en ce sens et réaffirmant sa volonté d’obtenir une fin complète de la guerre.
Le président américain Donald Trump a déclaré que le président iranien, Massoud Pezeshkian, avait sollicité un cessez-le-feu. Il dit avoir conditionné toute trêve à la réouverture du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près d’un cinquième du pétrole mondial.
Sur son réseau Truth Social, M. Trump a écrit : « Nous considérerons [le cessez-le-feu] quand le détroit d’Ormuz sera ouvert, libre et clair. D’ici là, nous continuons à frapper l’Iran jusqu’à le ramener à l’âge de pierre. »
Parallèlement, l’Iran a démenti avoir formulé une telle demande. Dans une interview exclusive accordée à Al Jazeera, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rejeté toute idée de cessez-le-feu conditionné et précisé que Téhéran n’avait pas répondu au plan américain en 15 points.
« Ce ne sont pas des négociations », a insisté Araghchi, ajoutant que l’Iran réclame une fin complète de la guerre, des garanties de sécurité et des compensations. Selon lui, les échanges actuels ne sont que des messages indirects, insuffisants pour ouvrir un véritable processus diplomatique.
Le ministre iranien a également souligné que le détroit d’Ormuz devait rester un passage sécurisé grâce à la coopération entre l’Iran et Oman. Il a dénoncé la présence des bases américaines dans la région, qu’il considère comme une menace pour la stabilité régionale.










