Au quinzième jour de la guerre contre Israël et les États-Unis, le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a exhorté les pays voisins de l’Iran à « expulser » les forces américaines de la région ce samedi 14 mars. Ses déclarations interviennent alors que les tensions autour du détroit d’Ormuz continuent de s’intensifier.
Le ministre iranien des Affaires étrangères a dénoncé le dispositif militaire américain dans la région, qu’il qualifie de « parapluie sécuritaire truffé de failles ». Selon lui, loin de dissuader, cette présence attire au contraire les troubles et accentue l’instabilité.
Araghchi a affirmé que les États-Unis suppliaient désormais d’autres pays, y compris la Chine, de les aider à sécuriser le canal d’Ormuz. Il a présenté cette démarche comme une preuve de faiblesse de Washington face à la situation.
Dans son intervention, le ministre iranien a insisté sur la solidarité régionale. « L’Iran appelle ses voisins frères à expulser les agresseurs étrangers », a-t-il déclaré, en soulignant que la véritable préoccupation des États-Unis restait Israël.
Ces propos surviennent alors que le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondiaux, est au cœur des tensions militaires et diplomatiques. La guerre en cours a déjà provoqué une perturbation majeure de l’approvisionnement énergétique.










