Le chef du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, Ali Larijani, a répliqué aux menaces de Donald Trump, qui promettait de frapper l’Iran « vingt fois plus fort » en cas de blocage du détroit d’Ormuz. Le responsable iranien a averti que ce passage stratégique pourrait devenir un symbole de prospérité ou de souffrance.
Donald Trump avait déclaré que si l’Iran interrompait le flux de pétrole dans le détroit d’Ormuz, les États-Unis le frapperaient « vingt fois plus fort » qu’ils ne l’ont été jusqu’à présent. Il avait promis de détruire des cibles « facilement destructibles », rendant « pratiquement impossible la reconstruction de l’Iran en tant que nation », et évoqué « la mort, le feu et la fureur ».
En réponse, Ali Larijani a affirmé que le détroit d’Ormuz serait soit une voie de paix et de prospérité pour tous, soit une voie de défaite et de souffrance pour les « belliqueux ». Il a assuré que le peuple iranien, fort de sa tradition d’Achoura, ne craint pas les menaces américaines. Selon lui, même les plus grandes puissances n’ont pas réussi à effacer l’Iran, et ceux qui s’y risqueraient pourraient eux-mêmes disparaître.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ 20 % du pétrole et du gaz naturel liquéfié mondial, est au cœur des tensions entre Washington et Téhéran. Les menaces américaines et les avertissements iraniens soulignent l’importance de ce passage maritime, devenu un champ de confrontation autant économique que militaire.










