Après la « capture » de Nicolás Maduro par les États-Unis dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, la Cour suprême vénézuélienne a désigné la vice-présidente Delcy Rodríguez pour assurer l’intérim du pouvoir. Figure clé du régime, elle s’est immédiatement affichée dans un rôle combatif.
La Cour suprême du Venezuela a ordonné samedi à la vice-présidente Delcy Rodríguez d’assumer l’intérim du pouvoir, conformément à la Constitution, en raison de l’absence « temporaire » du président Nicolás Maduro, enlevé par les forces américaines.
Avocate de 55 ans, Rodríguez est décrite comme une personnalité centrale du régime chaviste. Sa désignation intervient dans un contexte de crise majeure, alors que l’opération militaire américaine a bouleversé l’équilibre politique du pays.
Lors d’une conférence de presse tenue quelques heures après l’opération, Donald Trump a affirmé que Delcy Rodríguez aurait indiqué au secrétaire d’État Marco Rubio être prête à coopérer avec Washington. Une version immédiatement rejetée par l’intéressée.
Réunie avec le Conseil de défense de la Nation, dans une session retransmise en direct à la télévision d’État, Rodríguez a adopté un ton résolument combatif : « Nous sommes prêts à défendre le Venezuela. Nous sommes prêts à défendre nos ressources naturelles qui doivent servir au développement national. »
Elle a exigé « la libération immédiate du président Nicolás Maduro et de son épouse Cilia Flores » et martelé que « l’unique président du Venezuela, c’est le président Nicolás Maduro ».
Dans une interview accordée au magazine The Atlantic, Donald Trump affirme que la présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, « paiera plus cher que Maduro » si elle « ne fait pas ce qu’il faut ».










