Lors d’une conférence de presse en Floride, Donald Trump a affirmé que les États-Unis « dirigeraient » le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique « sûre » puisse avoir lieu, après l’opération militaire, menée dans la nuit du 2 au 3 janvier 2026, qui a conduit à la capture de Nicolás Maduro.
Le président américain Donald Trump a déclaré ce samedi 3 janvier que les États-Unis « dirigeraient » provisoirement le Venezuela, le temps d’organiser une transition politique jugée « appropriée et judicieuse ». Il n’a toutefois pas précisé comment Washington comptait exercer cette direction, alors qu’aucune présence militaire américaine n’était visible dans les rues de Caracas.
Lors de cette conférence de presse en Floride, Donald Trump a ajouté que les États-Unis étaient prêts à lancer « une seconde attaque plus importante » et n’excluaient pas l’envoi de troupes au sol. « Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière », a-t-il précisé.
À l’aube, sur son réseau Truth Social, le président américain avait déjà annoncé que les forces américaines avaient capturé et exfiltré Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores, à la suite d’une « attaque de grande envergure » contre Caracas.
Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, présent aux côtés de Donald Trump, a donné des détails sur l’opération militaire baptisée Absolute Resolve. Selon ses propos rapportés par La Presse, l’opération « discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier » est le résultat de « mois de préparation et d’entraînement ». Elle a mobilisé plus de 150 avions. Les États-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’avait été tué, tandis que le bilan côté vénézuélien reste inconnu.
« Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le département de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine », a ajouté le général Caine. Donald Trump a précisé dans une interview à Fox News qu’il avait suivi en direct la capture de Maduro dans une « forteresse ».
Le président américain a également affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodríguez, avait exprimé au secrétaire d’État Marco Rubio sa volonté de coopérer avec Washington. En revanche, il a rejeté toute possibilité de voir l’opposante María Corina Machado accéder au pouvoir, estimant qu’elle « n’inspire pas le respect » malgré son prix Nobel de la paix.
Le gouvernement vénézuélien a dénoncé une attaque visant à « s’emparer des ressources stratégiques du pays, en particulier du pétrole et des minerais ». Donald Trump a confirmé qu’il autoriserait les compagnies américaines à exploiter les réserves de brut, tout en maintenant l’embargo sur le pétrole vénézuélien.
Cette offensive survient après plusieurs menaces de frappes terrestres formulées par Trump, qui avait déjà déployé une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes contre des bateaux.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, s’est inquiété que « le droit international n’ait pas été respecté », déplorant un « dangereux précédent ». Dans une déclaration parallèle, Marco Rubio a insisté : « Le président des États-Unis n’est pas un joueur. Quand il dit qu’il va agir, il le fait. »










