Face à l’aggravation du conflit israélo-palestinien, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, ce vendredi 12 septembre 2025, une déclaration ambitieuse pour relancer la solution à deux États. Une initiative portée par la France et l’Arabie saoudite.
L’Assemblée générale des Nations Unies, par 142 voix pour, 10 contre et 12 abstentions, la Déclaration de New York visant à relancer la solution à deux États dans le conflit israélo-palestinien.
Ce texte, salué par des applaudissements, appelle à une action collective pour mettre fin à la guerre à Gaza et construire un avenir pacifique pour les peuples de la région.
La déclaration est le fruit d’une conférence tenue du 28 au 30 juillet, coprésidée par la France et l’Arabie saoudite. Bien que plus d’une centaine de délégations aient pris la parole, Israël et les États-Unis étaient absents.

Le texte appelle notamment à ce que le Hamas cesse d’exercer son autorité sur Gaza et remette ses armes à l’Autorité palestinienne, avec l’appui de la communauté internationale.
Un sommet est prévu le 22 septembre, toujours à l’ONU, où la France a annoncé son intention de reconnaître officiellement l’État de Palestine. D’autres pays pourraient suivre. À ce jour, 148 des 193 États membres reconnaissent déjà la Palestine.
Israël, qui a voté contre, a vivement critiqué la déclaration, la qualifiant de « manœuvre politique » et de « mise en scène ». Son représentant à l’ONU, Danny Danon, a estimé que le texte ne constitue pas une démarche sérieuse vers la paix, et qu’il pourrait être perçu par le Hamas comme une récompense pour les attaques du 7 octobre.









