En s’adressant aux élus locaux réunis au forum de la Fédération nationale des CASEC, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a annoncé que 2026 sera consacrée aux élections générales et au retour à la libre circulation des personnes et des biens. Une déclaration qui associe la reconquête sécuritaire à la tenue de scrutins crédibles dans tout le pays.
Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris part, ce jeudi 18 décembre 2025, au premier forum de la Fédération nationale des Conseils d’administration communale (CASEC). Devant les élus locaux, il a lancé un appel solennel à la mobilisation pour mettre un terme définitif au grand banditisme sur l’ensemble du territoire.

Au cours de son intervention, le Chef du Gouvernement a déclaré 2026 « année électorale et de libre circulation des personnes et des biens », en posant comme impératif la restauration d’un climat sécuritaire stable et apaisé. Cette condition est présentée comme non négociable pour tenir des élections libres, inclusives et crédibles dans les dix départements.
Dans une dynamique de dialogue institutionnel, il a insisté sur la cohésion entre l’État central et les collectivités territoriales, à travers les ASEC, CASEC et les délégués de ville. Il s’est engagé à apurer une part significative des vingt-trois mois d’arriérés de salaires dus aux élus locaux, reconnaissant leur rôle stratégique dans la gouvernance de proximité et la stabilité nationale.
Le Président du Conseil supérieur de la Police nationale (CSPN) a mis l’accent sur la création de Conseils de sécurité dans toutes les sections communales. Il a plaidé pour un mécanisme structuré de partage d’informations sécuritaires entre élus locaux et autorités centrales, afin d’améliorer l’anticipation, la coordination et la remontée des préoccupations des populations.
Lors de cette activité, à laquelle prend part le ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales, Paul Antoine Bien-Aimé, le Premier ministre a réitéré la détermination de son équipe à renforcer les capacités opérationnelles des forces de l’ordre. Objectif : neutraliser les groupes armés et rétablir pleinement l’autorité de l’État, condition essentielle à l’émergence d’institutions élues légitimes en 2026.










