Alors que le pays traverse une grave crise politique et sécuritaire, le Premier ministre a réaffirmé, lors d’une visite aux Cayes, l’engagement de son gouvernement à organiser des élections inclusives et démocratiques. Il a notamment annoncé un financement de 750 millions de gourdes destiné à l’accompagnement des partis politiques, et la mobilisation à ce jour de plus de 65 millions de dollars pour l’ensemble du processus électoral.
En déplacement officiel dans la ville des Cayes le 7 mai 2025, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a pris la parole devant des acteurs locaux, des représentants de la société civile et des membres des collectivités territoriales. Il y a réaffirmé que la mission centrale de la transition en cours est de créer les conditions nécessaires pour permettre la tenue d’élections générales dans les meilleurs délais.
Le chef du gouvernement a rappelé que la transition repose sur trois axes : sécurité, réforme constitutionnelle et organisation du scrutin. Pour appuyer cette démarche, un budget rectificatif a été adopté, avec des fonds alloués à la sécurité, à la stabilisation sociale et au processus électoral. Parmi les mesures annoncées, un appui financier de 750 millions de gourdes est prévu pour les partis politiques, dans l’objectif de favoriser leur participation et de renforcer l’inclusivité du scrutin.
Parallèlement, plus de 65 millions de dollars américains ont déjà été mobilisés pour couvrir les opérations électorales, et un renforcement des capacités logistiques et opérationnelles des forces de sécurité nationales est en cours.
Le Premier ministre a également souligné l’importance de la mobilisation citoyenne, en appelant l’ensemble des secteurs – jeunesse, femmes, diaspora, collectivités locales – à s’approprier ce processus démocratique. Il a insisté sur le fait que l’élection ne peut être l’affaire exclusive du gouvernement ou des élites politiques, mais doit être portée collectivement.
Si les annonces traduisent une volonté politique de franchir une étape vers le retour à l’ordre constitutionnel, elles suscitent aussi des attentes sur le plan de la mise en œuvre. La question de la sécurité reste un défi majeur, tout comme la transparence dans la gestion des fonds électoraux et l’équité dans le soutien aux partis.
Le gouvernement dit rester mobilisé pour conduire le pays vers des élections crédibles, en misant sur l’implication de toutes les forces vives du pays.










