La Cour suprême des États-Unis a validé la décision de l’administration Trump de mettre fin au statut de protection temporaire (TPS) pour des centaines de milliers de migrants, dont 350 000 Haïtiens. Stephen Miller, conseiller en sécurité intérieure, a salué une « victoire historique » et assuré que cette décision ouvre la voie à des expulsions immédiates et massives.
La Cour suprême américaine a autorisé jeudi l’administration Trump à révoquer le statut de protection temporaire (TPS) accordé aux Haïtiens et aux Syriens. Cette décision, prise par six juges contre trois, pourrait affecter plus d’un million de personnes.
Le TPS, qui protège ses bénéficiaires de l’expulsion et leur permet de travailler, est accordé aux immigrés dont la sécurité est menacée dans leur pays en raison de conflits ou de catastrophes naturelles. Le département de la Sécurité intérieure avait déjà révoqué ce statut pour une quinzaine de nationalités, mais les décisions étaient contestées en justice.
Stephen Miller, conseiller en sécurité intérieure et proche du président Trump, a réagi avec fermeté. « Dans le cas du TPS pour les migrants haïtiens, c’est une victoire qui se prépare depuis dix ans. Nous pouvons enfin expulser ces migrants haïtiens en situation irrégulière des États-Unis. C’est une victoire historique », a-t-il déclaré.
Interrogé par des journalistes, Miller a confirmé que l’administration entendait procéder aux expulsions : « Si vous n’avez plus de statut dans ce pays, vous êtes censé être expulsé. » Il a rejeté l’idée que la situation sécuritaire en Haïti puisse justifier le maintien du TPS. « Les Haïtiens vivent en Haïti. Ce serait fou de dire qu’ils ne peuvent pas vivre dans leur propre pays », a-t-il insisté.
Miller a également comparé les taux de criminalité en Haïti à ceux de certaines villes américaines, comme Chicago, pour affirmer que la violence ne constitue pas une base légale pour l’asile. « Il n’a jamais été question que des taux de criminalité élevés justifient une protection », a-t-il martelé.










