Une délégation de haut niveau de la République islamique d’Iran, conduite par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, est arrivée ce vendredi à Islamabad pour participer aux pourparlers de paix avec les États-Unis.
La délégation a été accueillie par le vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Pakistan, Mohammad Ishaq Dar, ainsi que par le président de l’Assemblée nationale, Sardar Ayaz Sadiq, le chef d’état-major Syed Asim Munir et le ministre de l’Intérieur Syed Mohsin Raza Naqvi. Le gouvernement pakistanais a exprimé l’espoir que les discussions se dérouleront de manière constructive et a réaffirmé sa volonté de faciliter un accord durable.
Avant son arrivée, Mohammad Bagher Ghalibaf a déclaré sur X que deux mesures convenues restaient à mettre en œuvre avant le début des négociations : un cessez-le-feu au Liban et le déblocage des avoirs iraniens. Ces conditions posées par Téhéran jettent le doute sur la tenue effective des discussions.
De son côté, le vice-président américain J. D. Vance a indiqué que Washington est prêt à tendre la main si l’Iran négocie de bonne foi, mais a averti que toute tentative de manipulation serait rejetée.
Donald Trump a lui aussi pris la parole, affirmant que « les Iraniens ne semblent pas réaliser qu’ils n’ont aucune carte, si ce n’est une extorsion à court terme du monde par l’utilisation des voies navigables internationales ».
Ces pourparlers s’inscrivent dans le contexte du cessez-le-feu adopté mardi dernier, après une guerre déclenchée le 28 février par une frappe israélo-américaine contre l’Iran. Téhéran avait riposté en frappant Israël et plusieurs pays du Golfe abritant des bases américaines, tout en bloquant le détroit d’Ormuz, ce qui avait accentué les tensions régionales. Les discussions d’Islamabad doivent désormais tenter de transformer cette trêve fragile en accord définitif.










