Le Département d’État américain a pris position ce jeudi 26 janvier sur la crise politique en Haïti. Washington réaffirme son soutien au Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et qualifie d’« illégale » l’annonce du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) visant à remettre en cause son mandat. Les États-Unis avertissent les politiciens accusés de collusion avec les gangs.
La déclaration américaine est sans équivoque. Le Département d’État a dénoncé l’initiative du CPT et réaffirmé que le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé reste au cœur des efforts pour combattre les gangs terroristes et stabiliser le pays.
« Les États-Unis maintiennent leur soutien indéfectible à la stabilité et à la sécurité d’Haïti. Nous considérons que la récente annonce du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) est illégale. Le mandat du Premier ministre haïtien Alix Fils-Aimé demeure essentiel pour faire avancer les efforts visant à combattre les gangs terroristes et à stabiliser le pays », a réagi la Département d’État des États-Unis.
Washington a également adressé un avertissement direct aux responsables politiques accusés de soutenir les gangs : « il y aura un coût élevé » pour ceux qui compromettent la paix et la sécurité du pays. Pour les États-Unis, seule une direction forte et cohérente, appuyée par le peuple haïtien, peut mettre fin à la violence des groupes armés.
Cette prise de position s’inscrit dans une dynamique internationale. L’Union européenne avait déjà mis en gardecontre tout changement de gouvernement à l’approche du 7 février, insistant sur la nécessité de maintenir la priorité sécuritaire. Le Canada, de son côté, s’est dit « profondément préoccupé »par les tentatives de remplacer le Premier ministre et a exhorté les membres du CPT à respecter leur engagement de quitter leurs fonctions à la date prévue.










