La Délégation de l’Union européenne en Haïti, accompagnée des Ambassades d’Allemagne, d’Espagne et de France, a publié ce jeudi 22 janvier 2026 une déclaration sur la situation politique du pays. Elle réaffirme son soutien au peuple haïtien et insiste sur la nécessité de préserver la dynamique sécuritaire engagée contre les gangs criminels.
Dans une déclaration conjointe, l’Union européenne et ses États membres présents en Haïti ont rappelé leur engagement à accompagner le pays dans sa quête de sécurité, de prospérité et de démocratie. Cet appui, dit-elle, se traduit par un soutien direct aux forces de sécurité nationale et par le déploiement de la Force de Répression des Gangs, symbole de ce que l’UE appelle la solidarité renouvelée de la communauté internationale avec Haïti.
Les diplomates européens ont toutefois exprimé une mise en garde claire à l’approche du 7 février, date marquant la fin du mandat du Conseil Présidentiel de Transition.
« Tout changement à la tête du gouvernement à quelques jours de la fin du Conseil Présidentiel de Transition mettrait en péril la dynamique encourageante des forces de sécurité contre les gangs criminels », a écrit l’UE.
Pour l’Union européenne, le rétablissement de la sécurité doit demeurer la priorité absolue de la transition. Les partenaires européens appellent les autorités haïtiennes à agir avec responsabilité et sens de l’intérêt général afin de ne pas compromettre les avancées enregistrées.
Dans la matinée, l’UE a également communiqué sur une rencontre tenue avec le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. « L Équipe Europe – composée de l’Allemagne, de l’Espagne, de la France et de l’Union européenne – a échangé avec lui sur les progrès réalisés en matière de sécurité, sur la coopération en cours et sur les perspectives à venir », a-t-elle publié peu avant la déclaration sur la situation politique du pays.










