Lors de la 7e édition du Festival International de Littérature Créole, le 3 décembre 2025 à Pétion-Ville, l’académicien Fritz Deshommes a livré un vibrant plaidoyer pour le créole. Il rappelle que la littérature en langue maternelle est essentielle à l’éducation et au développement du pays.
L’académicien a Fritz Deshommes, a pris la parole à l’occasion de la 7e édition du Festival International de Littérature Créole (FEL). Écrivain reconnu pour ses œuvres en créole, il a livré un discours vibrant, mêlant enthousiasme et inquiétude, sur l’avenir de la littérature créole.
Deshommes a confié ressentir « un double sentiment » à chaque annonce d’une nouvelle édition du FEL. D’un côté, une joie immense : « Un festival est toujours une fête, et quand il s’agit de littérature créole, la fête prend une dimension particulière », a-t-il affirmé. Pour lui, la littérature créole est essentielle à l’éducation des enfants, à l’alphabétisation des adultes et à la transmission des savoirs dans une langue comprise par tous.
De l’autre côté, il a exprimé ses doutes et ses inquiétudes quant à la pérennité de l’événement : trouver des ressources, mobiliser des partenaires, surmonter les obstacles institutionnels. « Chaque édition est un défi », a-t-il reconnu, saluant la détermination de l’équipe organisatrice menée par le poète Anivince Jean-Baptiste et son collaborateur Ileus Papillon.
Le FEL, qui rassemble des écrivains et des lecteurs de plusieurs continents, est pour Deshommes une vitrine de la vitalité du créole à travers le monde. Il rappelle que Haïti, pays où le créole est le plus largement parlé, a une responsabilité particulière dans la promotion et le rayonnement de cette langue.
Dans son allocution, Fritz Deshommes a rendu hommage aux invités d’honneur, notamment Josette Burlet-Miatekela, ainsi qu’au pasteur Pauris Jean-Baptiste, premier président de l’Académie du Créole haïtien. Il l’a décrit comme « un modèle, une référence, un exemple que nous devrions tous suivre », saluant son engagement et son humilité dans la défense de la langue créole.
En conclusion, l’académicien a insisté sur l’importance de soutenir la littérature créole et les initiatives comme le FEL, qui contribuent à renforcer l’identité culturelle et à offrir aux Haïtiens des outils de savoir dans leur langue maternelle. « C’est toute la société qui bénéficie de la promotion du créole », a-t-il affirmé, avant de souhaiter plein succès à cette 7e édition du festival.










