Lors d’une conférence internationale de haut niveau tenue du 28 au 30 juillet au siège des Nations Unies, des dizaines de pays ont renouvelé leur soutien à la solution à deux États comme unique issue au conflit israélo-palestinien. Alors que la guerre à Gaza continue de faire rage, la France et l’Arabie saoudite ont co-organisé cet événement, marqué par l’absence d’Israël et des États-Unis.
Pendant trois jours, plus d’une centaine de délégations se sont relayées à la tribune de l’ONU pour défendre l’idée d’un État palestinien vivant aux côtés d’Israël, dans des frontières sûres et reconnues. La rencontre a débouché sur une « Déclaration de New York » dans laquelle les signataires s’engagent à « agir collectivement pour mettre fin à la guerre à Gaza » et à travailler à un règlement « juste, pacifique et durable » du conflit.
Le texte souligne que sans mesures décisives en faveur de cette solution et sans garanties internationales solides, « le conflit s’aggravera » et « la paix régionale restera insaisissable ».
Dans un contexte dramatique marqué par la guerre en cours à Gaza, António Guterres a ouvert la conférence en tirant la sonnette d’alarme. Pour le Secrétaire général de l’ONU, le conflit israélo-palestinien a atteint un point de rupture. Il a dénoncé un « démantèlement systémique des efforts de paix » et réaffirmé que la solution à deux États demeure « la seule voie viable vers la paix », avec Jérusalem comme capitale commune, sur la base des frontières d’avant 1967.
Guterres a rejeté toute alternative fondée sur une réalité à un seul État, qu’il a décrite comme « inacceptable » si elle signifie la poursuite de l’occupation et l’inégalité des droits. Pour lui, le droit des Palestiniens à un État n’est pas une faveur, mais « un droit, pas une récompense ».
Le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, a lui aussi exprimé son inquiétude, affirmant que la solution à deux États était « en danger de mort ». Il a indiqué que la France reconnaîtrait l’État de Palestine en septembre. Dans la même veine, le Royaume-Uni a annoncé qu’il pourrait faire de même dans les prochains mois, à condition qu’Israël cesse ses opérations militaires à Gaza et prenne des engagements clairs en faveur de la paix.
À ce jour, 148 des 193 États membres de l’ONU reconnaissent l’État de Palestine. L’an dernier, l’Espagne, l’Irlande et la Norvège ont rejoint cette majorité. Toutefois, plusieurs pays influents, dont les États-Unis et plusieurs membres de l’Union européenne, refusent encore d’en faire autant.
De son côté, Israël rejette fermement la solution à deux États dans sa forme actuelle. Le gouvernement de Benyamin Netanyahou s’oppose à toute reconnaissance d’un État palestinien indépendant et il continue de renouveler sa détermination à éliminer le Hamas.










