Dans une déclaration remarquée à la tribune des Nations Unies, le chef de la diplomatie britannique, David Lammy, a annoncé que le Royaume-Uni reconnaîtra l’État de Palestine d’ici septembre, sauf si Israël met fin à sa campagne militaire à Gaza et prend des engagements clairs en faveur d’une paix durable fondée sur la solution à deux États.
Lors de la Conférence internationale de haut niveau sur le règlement pacifique de la question de Palestine, tenue cette semaine au siège de l’ONU à New York, le ministre britannique des Affaires étrangères a exprimé une position ferme. « Nous reconnaîtrons l’État de Palestine en septembre à moins qu’Israël n’agisse pour mettre fin à la situation épouvantable à Gaza », a-t-il déclaré. Le Royaume-Uni exige également des garanties concrètes en faveur d’un processus de paix à long terme basé sur la coexistence de deux États.
David Lammy a rappelé que la position de son pays face au Hamas restait « inflexible et absolue », qualifiant l’organisation de groupe terroriste et condamnant sans réserve les attaques qu’elle a perpétrées.
Cette annonce intervient alors que Israël ne jure que par l’élimination du Hamas. Pour le chef de la diplomatie britannique, la reconnaissance de l’État de Palestine apparaît aujourd’hui comme un levier pour protéger la viabilité d’une solution à deux États, qu’il considère comme la seule voie possible vers une paix durable.
Le Royaume-Uni emboîte ainsi le pas à la France, dont le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a également indiqué que Paris procéderait à la reconnaissance de la Palestine en septembre, dans le cadre d’un effort international pour relancer une dynamique politique en faveur d’un règlement pacifique.










