Le Conseil de sécurité des Nations Unies s’est réuni en urgence ce vendredi 13 juin, à la suite des frappes israéliennes contre des installations nucléaires et militaires en Iran. La communauté internationale redoute une amplification du conflit, alors que des échanges de tirs se poursuivent entre les deux pays.
Les frappes israéliennes menées dans la nuit du 12 au 13 juin contre des sites stratégiques en Iran, dont le centre d’enrichissement nucléaire de Natanz, ont conduit le Conseil de sécurité de l’ONU à convoquer une session d’urgence ce vendredi. Les tensions militaires croissantes entre Téhéran et Tel-Aviv font craindre une extension du conflit à l’ensemble de la région.
Selon des sources médiatiques, les bombardements ont causé plusieurs victimes dont des figures de premier plan, notamment Hossein Salami, commandant des Gardiens de la révolution islamique, ainsi que des scientifiques liés au programme nucléaire iranien. Les frappes ont également causé des pertes civiles et des destructions importantes, alors que l’espace aérien dans la région est désormais en grande partie fermé.
Dans sa déclaration au Conseil, Rosemary DiCarlo, Secrétaire générale adjointe de l’ONU aux affaires politiques, a exprimé une vive inquiétude. Elle a rappelé la position du Secrétaire général António Guterres, qui condamne toute escalade militaire et en appelle à la retenue absolue. « Nous devons éviter à tout prix une dérive vers un conflit régional plus profond et plus vaste », a insisté Mme DiCarlo.
La situation s’est encore aggravée ce vendredi soir avec de nouvelles frappes israéliennes signalées, auxquelles l’Iran aurait répondu par des tirs de missiles balistiques ayant visé plusieurs localités israéliennes, dont Tel-Aviv. L’état d’alerte a été renforcé dans les deux pays.
Mme DiCarlo a souligné le caractère particulièrement inquiétant de cette escalade, survenue alors que des pourparlers diplomatiques entre l’Iran et les États-Unis étaient prévus à Oman. Selon les dernières informations, l’Iran aurait annulé sa participation à ces négociations.
La représentante de l’ONU a réitéré que la voie diplomatique reste la seule option viable : « Une résolution pacifique par la négociation demeure le meilleur moyen de garantir la nature pacifique du programme nucléaire iranien. Une guerre ouverte serait une catastrophe aux conséquences régionales et mondiales. »
Alors que les tensions ne faiblissent pas, le Conseil de sécurité reste saisi de la situation. Plusieurs États membres appellent à une désescalade immédiate et au rétablissement du dialogue entre les parties impliquées.










