Dans un message publié sur X, Nayib Bukele a contredit les informations du New York Times, qui indiquaient que les quatre corps remis aux forces salvadoriennes étaient ceux des militaires disparus en Haïti. Le président affirme que les dépouilles ne correspondent pas à ses compatriotes et avance plusieurs éléments pour justifier sa position.
« Ce ne sont pas nos hommes », a déclaré Bukele. Selon lui, les restes humains ont été remis à l’aéroport par une organisation non gouvernementale, qui les aurait présentés comme ceux des quatre techniciens de l’aviation salvadorienne.
Pour justifier ses déclarations, le président évoque plusieurs éléments qui, selon lui, ne correspondent pas aux militaires recherchés. Il affirme notamment que les restes comprennent ceux d’un enfant et ceux d’un homme nettement plus grand que les quatre techniciens disparus.
Bukele soutient également que des cartes d’identité et des uniformes militaires appartenant à d’autres pays ont été retrouvés parmi les effets associés aux corps. Il a partagé la photo d’une carte d’identité militaire tchadienne pour étayer ses propos.

Les quatre Salvadoriens ont disparu après une attaque survenue le dimanche 18 octobre dans la zone de Santo, Croix-des-Bouquets. Ils se trouvaient à bord d’un véhicule blindé qui aurait pris feu lors de l’incident, alors qu’ils rejoignaient leur base.
Un contingent salvadorien est arrivé à Port-au-Prince le 22 octobre pour prêter main-forte aux opérations de recherche. Les autorités haïtiennes a assuré que leur libération constituait une priorité.










