Un canot pneumatique transportant une cinquantaine de migrants a chaviré le 3 novembre 2025 au large de Zouara, dans le nord-ouest de la Libye. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), 42 personnes sont présumées mortes.
L’embarcation, qui comptait 49 passagers – 47 hommes et 2 femmes – a sombré environ six heures après son départ, à la suite d’une panne de moteur provoquée par de fortes vagues. Tous les passagers ont été projetés à la mer.
Ce n’est que six jours plus tard, le 8 novembre, qu’une opération de recherche et de sauvetage a été menée par les autorités libyennes près du champ pétrolier d’Al Buri. Sept hommes ont pu être secourus : quatre Soudanais, deux Nigérians et un Camerounais. Les disparus seraient majoritairement originaires du Soudan (29), mais aussi de Somalie (8), du Cameroun (3) et du Nigéria (2).
Les survivants ont reçu des soins médicaux et une assistance humanitaire à leur arrivée à terre. Ce drame survient quelques semaines après d’autres naufrages au large de Surman et de Lampedusa, confirmant une fois de plus la dangerosité de la route migratoire centrale vers l’Europe.
Selon le projet « Migrants disparus » de l’OIM, plus de 1 000 personnes ont déjà péri ou disparu cette année en Méditerranée centrale. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) estime à plus de 1 700 le nombre de morts ou disparus sur l’ensemble des routes méditerranéennes et atlantiques depuis janvier, tandis que 135 000 migrants ont réussi à atteindre l’Europe.
Depuis 2014, environ 33 000 migrants ont perdu la vie ou disparu en Méditerranée. L’OIM appelle à renforcer la coopération régionale, à développer des voies de migration sûres et à améliorer les dispositifs de recherche et de sauvetage.










