Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a annoncé, ce mardi 3 novembre 2026, un durcissement des opérations contre les groupes armés. Lors d’un point de presse, il a évoqué le renforcement des moyens des forces de sécurité et l’extension des interventions à plusieurs régions du pays.
La pression des forces de sécurité devrait s’intensifier contre les gangs dans plusieurs régions du pays. Le gouvernement entend notamment renforcer les interventions dans l’Ouest, l’Artibonite et le Centre, trois départements cités par le chef du gouvernement parmi les zones prioritaires de cette stratégie sécuritaire.
Plusieurs opérations ont déjà été lancées dans différentes zones du département de l’Ouest. Le lundi 2 novembre, la Police nationale d’Haïti (PNH) et la Force de répression des gangs (FRG) ont lancé une vaste intervention dans la Plaine du Cul-de-Sac. Les unités déployées ont notamment investi Carrefour Chada, la zone du pont de Croix-des-Missions et Santo 17. Des opérations sont également menées à Kenscoff et à Gressier.
Pour maintenir cette pression, Alix Didier Fils-Aimé mise sur une collaboration renforcée entre la PNH, les Forces armées d’Haïti (FAd’H) et la FRG. Les trois institutions sont appelées à coordonner leurs actions et à mettre leurs capacités opérationnelles au service de la lutte contre les groupes armés.
Le Premier ministre a également mis en avant le renforcement des effectifs et des équipements des forces nationales. Plus de 3 258 policiers ont été recrutés à travers trois promotions. Des investissements dans les véhicules blindés et les équipements spécialisés sont aussi annoncés pour améliorer les capacités d’intervention sur le terrain.
Les opérations bénéficient par ailleurs de l’appui des Nations unies et de plusieurs pays partenaires, notamment pour renforcer les capacités de la FRG. Alix Didier Fils-Aimé précise toutefois que cette coopération ne remet pas en question la responsabilité de l’État haïtien, qui conserve la direction politique et stratégique des opérations.
Le chef du gouvernement assure que les interventions vont se poursuivre dans le respect des lois de la République et des droits humains. Il précise que les groupes armés sont les cibles des opérations, et non les populations civiles.
Alix Didier Fils-Aimé affirme enfin que l’État n’entend abandonner aucun territoire aux gangs. Il promet de maintenir les opérations jusqu’au rétablissement de l’ordre public et de l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire.










