La Force de répression des gangs (FRG) rejette les accusations faisant état de l’utilisation d’engins explosifs et de bombardements aériens par les forces de sécurité opérant en Haïti. Dans une note publiée le 31 octobre, la force affirme que ni ses unités ni le contingent salvadorien placé sous son autorité ne disposent de tels équipements pour mener leurs opérations.
La FRG précise que les aéronefs opérant sous son autorité, y compris ceux du contingent salvadorien, ne sont pas équipés d’engins explosifs. Elle dément ainsi les informations faisant état de frappes impliquant notamment des hélicoptères.
Dans son communiqué, la force assure également que ses interventions se déroulent dans le strict respect de ses règles d’engagement, du droit international des droits de l’homme et des normes applicables en matière d’application de la loi. Elle affirme que la réduction des risques pour les civils constitue une priorité dans chacune de ses opérations.
« Toute affirmation contraire est dénuée de fondement », soutient la FRG, qui entend ainsi contester les rapports faisant état de bombardements et de l’utilisation d’engins explosifs lors des opérations menées sur le territoire haïtien.
Cette prise de position rejoint le démenti du président salvadorien Nayib Bukele. Dans un message publié le 31 octobre sur son compte X, celui-ci a affirmé que la mission de son pays ne disposait pas de bombes et n’avait mené aucun bombardement aérien ni attaque à l’aide d’hélicoptères de combat.
Bukele a notamment rappelé que les hélicoptères d’attaque salvadoriens ne sont arrivés en Haïti que le 29 octobre. Il a souligné que leur déploiement a eu lieu après la publication du rapport à l’origine des accusations et assuré que ces appareils n’avaient encore effectué aucune mission au moment de son intervention.
Le président salvadorien a également vivement critiqué les organisations non gouvernementales à l’origine des dénonciations, les accusant de diffuser de fausses informations et d’exercer une influence sur les organisations internationales.
À l’origine de cette controverse, une lettre datée du 28 octobre et adressée au secrétaire général des Nations unies, António Guterres. L’Association des Nations unies-Haïti (UNA-Haïti) y faisait état de frappes aériennes présumées et d’attaques impliquant des hélicoptères armés et des armes lourdes dans plusieurs zones, notamment à Croix-des-Bouquets, Canaan et dans la Plaine du Cul-de-Sac.
Le déploiement du contingent salvadorien en Haïti intervient dans le cadre des recherches visant à retrouver quatre techniciens de ce pays, portés disparus depuis une attaque survenue le 18 octobre à Santo, dans la commune de Croix-des-Bouquets.










