À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 7 septembre prochain, le Bureau exécutif national de l’Union nationale des normaliens/normaliennes et des éducateurs/éducatrices d’Haïti (UNNOEH) exprime ses préoccupations face aux conditions dans lesquelles doit s’effectuer la reprise des activités scolaires. Dans un communiqué publié le 13 août, l’organisation syndicale identifie plusieurs difficultés susceptibles d’affecter une rentrée inclusive et effective.
L’UNNOEH souligne notamment que plusieurs établissements scolaires sont encore occupés par des personnes déplacées ayant fui les violences et l’insécurité. Le Lycée Marie-Jeanne, l’École nationale Argentine Bellegarde et l’École nationale République de l’Équateur figurent parmi les établissements concernés.
Tout en reconnaissant la situation des familles déplacées, le syndicat estime nécessaire de trouver des solutions leur permettant de libérer les bâtiments scolaires avant la reprise des cours.
À cette situation s’ajoute l’état de dégradation de nombreux établissements scolaires. Selon les données citées par l’UNNOEH, la Direction du Génie scolaire recense 730 écoles nécessitant des travaux de réhabilitation. L’organisation relève également qu’aucune journée pédagogique n’est prévue pour les enseignants des écoles publiques avant la rentrée.
La situation administrative des enseignants constitue un autre point de préoccupation. L’UNNOEH attire l’attention sur les enseignants qui travaillent déjà dans les salles de classe sans avoir encore obtenu leur nomination. Pour l’organisation, ces professionnels, qui assurent la formation des élèves, doivent bénéficier d’une régularisation de leur situation administrative.
Le syndicat dénonce par ailleurs l’absence de dialogue social entre le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et les organisations syndicales autour des revendications du secteur. Parmi celles-ci figurent le statut particulier des personnels de l’éducation, l’amélioration du salaire de base des enseignants et l’alignement salarial des enseignants des deux premiers cycles du fondamental.
L’UNNOEH met également en avant la pression exercée par la cherté de la vie sur les familles à l’approche de la rentrée. La hausse des prix des produits de première nécessité, du transport, des uniformes et des fournitures scolaires complique davantage les préparatifs des parents, particulièrement ceux disposant de revenus limités.
Face à ces difficultés, le Bureau exécutif de l’UNNOEH appelle les autorités à prendre des dispositions pour faciliter une rentrée effective et ordonnée. Il demande notamment des solutions pour les personnes déplacées occupant les écoles, la régularisation des enseignants déjà en fonction et des mesures pour réduire le poids des dépenses scolaires sur les familles.










